Réforme des collèges, point avant la grève enseignante

Parmi les grandes avancées républicaines, il y a l’école. Pendant 10 ans, elle a subi de nombreux reculs. Aujourd’hui, la réforme du collège est une nouvelle étape de la nécessaire refondation de l’école engagées depuis 2012. Et cette réforme se fera. Car le statu quo serait l’échec. Car elle tire tous les collégiens vers le haut, en fidélité à l’école de la République, et pour mieux les préparer au monde de demain. La ligne du gouvernement est claire : oui à l'égalité des chances, oui à la réussite de tous, oui à l'excellence. Il n’y a pas à faire le tri entre les objectifs, à instrumentaliser les uns contre les autres, il faut les prendre tous ensemble.
 
« Parmi les grandes avancées républicaines, il y a l’école. L’école laïque, gratuite et obligatoire. Son ambition – certains, déjà, à l’époque, la qualifiaient de démesurée : permettre à chacun de s’élever, casser les privilèges, faire que la naissance et le milieu social ne dictent pas le destin des enfants. Grande et belle ambition  ! Qui a encore toute son actualité » (PM, 18/05/15).
 
« Aujourd’hui, la refondation de l’école se poursuit  : la réforme du collège en est une nouvelle étape », qu’il nous faut remettre en perspective (PM, 18/05/15):
˗   Car « il fallait agir » pour notre école. « Les études internationales le montrent de manière indiscutable  : elle est devenue l’une des plus inégalitaires d’Europe. C’est-à-dire qu’elle avance à rebours de sa promesse initiale » (PM, 18/05/15). « Que ce soit sur l'égalité des chances, la réussite de tous ou l'excellence, en dix ans, l'école a perdu sur tous les tableaux » (S. Le Foll, 18/05/15). Sur l’excellence-même, le nombre d’excellents élèves est bien inférieur en France aux pays les plus performants.
˗   « C’est pourquoi le président de la République [avait] décidé la refondation de l’école » dès 2012 (PM, 18/05/15) : rétablissement de la formation initiale des enseignants, création de 60 000 postes en 5 ans (dont 35 200 déjà créés), priorité donnée au primaire avec l’ouverture de 9 000 postes, lutte contre le décrochage scolaire, travail avec les collectivités pour favoriser la mixité sociale, …
 
« En rester au statu quo, ce serait se complaire dans l’échec. Réformer est la condition du relèvement » (S. le Foll, 18/05/15). « Cette réforme du collège se fera » (PM, 18/05/15). « Elle entrera en vigueur à la rentrée 2016, comme cela a toujours été prévu » (N. Vallaud-Belkacem, 18/05/15) :Il y a « une forme, au mieux de schizophrénie intellectuelle, au pire de mauvaise foi, à faire le constat d’une école qui va de plus en plus mal et, dans un même mouvement, se dresser contre toutes les tentatives qui visent à la réformer » (PM, 18/05/15).
 
« La ligne du gouvernement est claire : oui à l'égalité des chances, oui à la réussite de tous, oui à l'excellence ». « Il n’y a pas à faire le tri entre les objectifs, à instrumentaliser les uns contre les autres, il faut les prendre tous ensemble ». « Pour l'égalité des chances, la réforme du collège donne accès à tous à l'apprentissage d'une 2ème langue vivante dès la 5ème. Pour la réussite de tous, elle développe les enseignements personnalisés, permettant à ceux qui ont des difficultés de les combler, à ceux qui ont la chance d'être en avance d'approfondir leurs connaissances. Pour la promotion de l'excellence, elle développe les enseignements interdisciplinaires » (S. Le Foll, 18/05/15).
 
Avec cette réforme, « on tire tous les collégiens vers le haut », « on est donc fidèles à l’école de la République » : « on permet à 100% des élèves d’apprendre une seconde langue vivante dès la cinquième ¬– contre, aujourd’hui, 16% d’élèves en classes bilangues et 11% en classes européennes  » ; « on démocratise l’accès au latin et au grec » ; « on permet à tous les élèves, y compris les plus fragiles, les plus timides, de prendre de l’assurance et de progresser » (PM, 18/05/15).
 
Avec cette réforme, « nos jeunes seront bien mieux armés face au monde de 2023 » : « il[s] maîtriser[ont] davantage ce qui est attendu [d’eux] dans le monde moderne », comme « le numérique », « il[s] maîtriser[ont] 2 langues au minimum », « parce qu’il[s] en aur[ont] appris la 1ère dès la classe de CP, la 2ème dès la classe de 5ème » (N. Vallaud-Belkacem, 18/05/15).
 
« Le débat n’est pas entre "élitisme" et "égalitarisme" » mais « entre une vision conservatrice de l’école, et une vision réellement républicaine, à la fois exigeante, méritocratique et généreuse ». « Ceux qui entretiennent volontairement la confusion entre excellence et élitisme sont, en fait, les promoteurs cyniques d’une excellence "réservée"». Le débat est « entre ceux qui pensent que certains peuvent réussir uniquement si l’on condamne une partie de nos enfants à l’échec, et ceux qui pensent que tous peuvent – et méritent – de réussir » (PM, 18/05/15).

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