Le renouvellement urbain de réinvente

C’est autour de l’égalité que nous devons construire le pays : nous ne pouvons pas accepter qu’il y ait des quartiers perdus de la République. Un nouveau chapitre de l’histoire du renouvellement urbain s’écrit en ce moment, avec 200 quartiers pour un nouveau programme national de renouvellement urbain, sélectionnés sur un seul critère : la pauvreté des habitants. 5 Md€ seront mobilisés pour déclencher 20 Md€ d’investissements, non seulement pour améliorer le cadre de vie mais pour tenir compte des besoins des habitants : éducation, emploi, commerces, …

« C’est autour de l’égalité que nous devons construire le pays » (PR, 16/12/14). Le « quinquennat […] doit être organisé autour de l’égalité, autour de la réussite » : « l’égalité, ce n’est pas simplement la redistribution des richesses, l’égalité c’est de pouvoir permettre à tous les citoyens de pouvoir rêver au même destin » (PR, 16/12/14).

« Nous ne pouvons pas accepter qu’il y ait des quartiers perdus de la République, oubliés », « parce que la République est porteuse d’une promesse d’égalité et que cette promesse s’entend sur tout le territoire ». « Nous ne pouvons pas non plus accepter qu’il y ait une France qui serait de plus en plus périphérique, où il faudrait aller s’installer parce qu’il n’y aurait plus de place dans les métropoles » (PR, 16/12/14).

« Aujourd’hui c’est un nouveau chapitre de l’histoire du renouvellement urbain que nous nous apprêtons à écrire pour les 10 prochaines années » :
– « Les 200 quartiers du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) seront les fers de lance de cette reconquête de nos villes et de nos quartiers » ;
– Ces 200 quartiers sont « le fruit d’une sélection rigoureuse, mais sur la base d’un critère simple : la pauvreté des habitants », « qu’ils habitent dans une grande agglomération ou dans une petite ville rurale, qu’ils habitent dans l’Hexagone ou dans les outre-mer, qu’ils habitent dans des grands ensembles en banlieue ou dans les immeubles anciens d’un centre-ville » (PR, 16/12/14).

« 5 Md€ [seront mobilisés] sur plusieurs années, pour que cela puisse déclencher 20 Md€ d’investissements pour non seulement améliorer le cadre de vie mais aussi tenir compte des besoins des habitants »:
– D’abord « il faut restaurer une offre de service public » dans les quartiers par tous les moyens : « en même temps que nous redessinons les quartiers prioritaires, nous redessinons aussi l’éducation prioritaire » ; déploiement des 80 ZSP ; création des 100 000 solutions d’accueil des enfants de moins de 3 ans ; …
˗ « Quand on rénove un quartier, les entreprises s’y installent, les commerces aussi. Les zones franches urbaines seront refondues en de nouveaux « territoires entrepreneurs » qui garantiront « des incitations fiscales clarifiées et fortes » ;
˗ « La jeunesse des quartiers est » aussi « aujourd’hui l’un des principaux publics de la politique de l’emploi » : 3 000 jeunes des quartiers prioritaires sont en emplois d’avenir, « en 2015, cette proportion atteindra 30% ». Par ailleurs, le déploiement de la Garantie jeunes s’accélèrera en 2015 pour toucher 50 000 jeunes ;
– Le rôle des associations, « catalyseurs de citoyenneté », est également primordial. « Elles ont besoin de soutien […] de stabilité et simplicité ». Le financement pluriannuel des associations devra devenir la norme et avec « le choc de simplification en 2016 […] chaque association remplira en ligne un seul dossier de demande de subvention pour tous ses financeurs ;
˗ Ces quartiers devront être également des laboratoires de « l’excellence en matière de développement durable » : Institut pour la Ville durable opérationnel au printemps 2015, et « un quart des 450 M€ dédiés à l’appel à projet pour les transports collectifs et la mobilité durable servira au décloisonnement des quartiers »(PR, 16/12/14).

« Avant d’être une politique de réhabilitation de l’habitat » la politique de la ville c’est la « création de lien social » : « ce sont les habitants qui savent le mieux comment chaque besoin s’articule à d’autres », et « il ne faut jamais avoir peur de donner la parole aux gens »». La loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014, « finance et organise » cette participation :
– A partir du 1er janvier 2015, dans chacun des contrats de ville conclus pour les 1 500 quartiers de la nouvelle politique de la ville, les habitants pourront s’exprimer dans des« conseils citoyens » ;
– « Dorénavant, pour chaque projet de renouvellement urbain […] les habitants, les associations et les acteurs locaux pourront débattre » au sein des « maisons de projet » ;
– Enfin, l’expertise citoyenne « à la maîtrise d’ouvrage seront fixées par convention et des moyens leur seront dédiés grâce à un financement spécifique de l’ANRU ».

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