Le Président en Lorraine aujourd’hui

Le président de la République est ce lundi dans la vallée de la Fensch, en Lorraine. « C’est la 3ème fois qu’[il va], en 3 ans, dans cette vallée » (PR , 24/11/14) :

– En 2012, la 1ère fois, « c’était comme candidat. Chacun se souvient des images et des paroles. [Il s’était] prononcé en faveur d’une diversification industrielle et de la préservation du site de Florange. La fermeture du haut fourneau programmé sous le précédent quinquennat a provoqué un vrai traumatisme ».
– En 2013, il y est « revenu comme Président pour [s]’expliquer sur les décisions prises pour Florange et annoncer la création de la plateforme Metafensch » ;
– En 2014, « les engagements du gouvernement et les promesses faites par Mittal sous notre pression, ont été respectés. C’est ce qu’ [il est] venu constater aujourd’hui ».

« La parole politique est souvent contestée parce qu’il y a tant de promesses qui n’ont pas été tenues. C’est cette défiance que je viens combattre. C’est pourquoi je veux être très précis sur les engagements pris et tenus » :

– « Tous les salariés concernés par le plan de fermeture du haut fourneau, c’est-à-dire plus de 629 personnes, ont été reclassés ainsi que ceux de Gepor. Mon seul regret, c’est que ça n’ait pas été le cas pour l’ensemble des sous-traitants » ;
– « Florange, avec ses 2 200 salariés, a été conforté. 30 emplois en CDI ont pu être créés cette année. Autant le seront en 2015 avec d’autres CDI et un doublement du nombre des apprentis » ;
– « Florange est désormais considéré comme le site le plus remarquable et le plus performant en matière d’acier automobile USIBOR. En raison notamment du plan d’investissements qui confirme l’implantation durable de Mittal à Florange. Plus de 240 millions d’€ sont prévus d’ici 2017 ».
– « Je crois en cette vallée et en son avenir industriel. L’Etat en fait la démonstration avec l’installation d’un institut de la métallurgie [Metafensch], à Uckange. Il s’agit de mettre des chercheurs des différents instituts et d’organismes publics au travail pour la sidérurgie, la métallurgie, les métaux de l’avenir. Plusieurs projets sont d’ores et déjà lancés. Avec des grands groupes industriels, Safran, Eramet, Asco Industrie, Derichebourg. L’Etat a dégagé 20 M€ pour Metafensch et il ira jusqu’à 50 M€. Il appellera des compléments de participation de la part de l’Europe et d’autres collectivités publiques ».

Le président de la République reviendra l’an prochain, « pour vérifier la réalité des recrutements sur Florange et l’avancée des investissements » :
– « Metafensch sera totalement achevé, et les premiers projets auront essaimé ».
– « Je me sens responsable vis-à-vis des salariés qui m’avaient accueilli en février 2012. Je leur avais dit la sidérurgie avait un avenir. Ils m’ont fait confiance. Puis, avec la fermeture des hauts fourneaux ils ont douté. Des décisions fortes ont alors été annoncées par l’Etat. Je veux respecter ma parole. C’est ma conception de la politique. C’est ma relation avec cette vallée. Je reviendrai chaque année pour lutter contre le défaitisme, le scepticisme qui nourrit l’extrémisme. Et pour montrer que la réussite est possible, quand l’Etat et les entreprises s’engagent pour l’avenir ».

La nationalisation de Florange « n’était pas la solution ». « Mittal se serait dégagé des sites de Dunkerque et Fos-Sur-Mer. Et il eut fallu démontrer la viabilité de Florange, hors du groupe. Enfin, si j’ai pris cette décision c’est parce que nous avons obtenu de Mittal ce que nous aurions dû faire nous-même en étant propriétaire. Lorsque l’Etat peut éviter de payer une usine et que son propriétaire-actionnaire investit au niveau exigé, c’est mieux pour le contribuable et aussi bien pour les salariés. En revanche, si Mittal ne respectait pas ses engagements, l’Etat réagirait. Mais tel n’est pas le cas aujourd’hui. Il va même au-delà ».

« Florange doit être un anti Gandrange. Gandrange, c’est un abandon. Ce sont des promesses qui n’ont pas été respectées. On peut vérifier. Et d’ailleurs mon prédécesseur n’y est jamais retourné. En revanche à Florange, si les hauts fourneaux qui étaient déjà fermés n’ont pas été réouverts, il n’y a eu aucun licenciement, des investissements massifs sont lancés et le site créé de nouveau des emplois. Et la filière sidérurgique est confortée avec Métafensch en lien avec les plus grandes entreprises de la metallurgie ».

Dans la Meuse, l’implantation de l’usine Safran-Albany, avec 400 emplois à la clé, « est encore une illustration du respect de la parole de l’Etat ». « A Commercy, un site militaire a été fermé en 2011. Une annonce avait été faite par Gérard Longuet alors ministre de la Défense d’une compensation avec la création d’un site industriel. Je veux aujourd’hui saluer l’effort de tous. C’est une entreprise de très haute performance qui s’installe fondée sur une alliance Safran et Albany. 400 emplois sont prévus, 100 sont déjà créés. Commercy sera doté d’une usine exemplaire. Une usine du futur, avec l’assurance, compte tenu des investissements consentis, que les emplois créés y seront pérennes ».

« Edouard Martin a voulu porter son engagement à un niveau politique et européen. Il a été critiqué pour cela. A tort. Je reviens d’Australie. Le chef de l’opposition est l’ancien responsable d’un grand syndicat de salariés. En Suède, l’actuel Premier ministre est un ancien militant syndical. Dans beaucoup de pays, des ouvriers, des agriculteurs, des entrepreneurs sont présents dans les assemblées politiques. Pas assez en France. Or, il n’y a de véritables démocraties que si tous les citoyens se sentent représentés par des élus qui leur ressemblent » (PR, 24/11/14).

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