Rythmes scolaires: feu vert des élus locaux

La Commission consultative d’évaluation des normes (CCEN), composée en majorité d’élus locaux, a donné mardi un « avis favorable » au projet de décret complémentaire sur les rythmes scolaires du ministre de l’Education nationale Benoît Hamon.

Ce texte , attendu par les élus des petites villes en particulier, introduit des assouplissements pour les communes peinant à mettre en place la réforme pour septembre. Tout en maintenant cinq matinées de classe hebdomadaires, il autorise par dérogation des semaines de huit demi-journées au lieu de neuf, pour regrouper les trois heures d’activités périscolaires en un après-midi.

« Les représentants de l’Etat ont voté pour le projet de décret, et les élus se sont abstenus, considérant que la réforme n’est pas allée au bout des simplifications », a précisé Alain Lambert, ancien ministre du Budget. Le projet de décret avait été rejeté par le Conseil supérieur de l’éducation. Selon plusieurs élus locaux, il pourrait être présenté dès mercredi au Conseil des ministres.

« Nous donnons volontairement sa chance » d’aboutir à la réforme des rythmes scolaires ainsi amendée, a déclaré à l’AFP Alain Lambert, président (divers droite) du Conseil général de l’Orne, qui présidait la séance de cette instance, consultée sur tout texte ayant une incidence sur les finances des collectivités locales.

Selon M. Lambert, les élus locaux à la CCEN, marquant « leur attachement à l’esprit des textes plutôt qu’à la lettre » n’ont « pas voulu contrevenir à l’intérêt des enfants ». Ils ont « pris acte des propositions d’expérimentation » de nouveaux rythmes faites par Benoît Hamon, demandant qu’elles fassent l’objet dans chaque commune « d’un consensus » entre tous les acteurs.

Les élus, refusant « un blocage », ont jugé qu' »en faisant confiance au dialogue au plan local, de nombreuses difficultés pourraient se résoudre ».

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