Un plan de rigueur qui s’adresse aux classes moyennes & plus modestes

C’est avec ces deux formules que le Premier Ministre à donné le ton de son intervention «la faillite n’est plus un mot abstrait», et le prochain budget sera «l’un des plus rigoureux depuis 1945». Cela démontre combien la France se trouve en très mauvaise posture dans ce cotexte de crise de l’euro.
 
Cette mise en scène de marketing politique tente de nous faire oublier que ce gouvernement est « aux commandes » du pays depuis 2007. A gauche nous n’avons cessé d’alerter, tout particulièrement sur la multiplication des cadeaux fiscaux aux plus riches, alors que la majorité des français subit la crise mondiale.
 
L’irresponsabilité de la politique menée depuis 2007 à donc conduit Monsieur Fillon à nous imposer, en à peine trois mois, son deuxième plan de rigueur.
 
Sans jamais remettre en cause aucune des décisions de ce gouvernement depuis quatre ans, le Premier Ministre nous a dévoilé « une liste à la Prévert » de mesures qui vont, encore une fois, peser sur les catégories populaires. Ces mesures sont:
 
Un gel du pouvoir d’achat, alors qu’à l’heure actuelle, le seul moteur de la croissance est la Consommation. Par ailleurs, la baisse de la TVA pour la restauration a été une grave erreur. Le taux de base sera désormais fixé à 7% afin de s’aligner sur l’Allemagne.
 
L’autre annonce d’importance est l’avancement du calendrier de la réforme des retraites, avec un passage de l’âge légal de départ à 62 ans dès 2017. Cette mesure emblématique de ce nouveau tour de vis budgétaire, ne facilitera pas l’obtention du taux plein pour les salariés qui ont eu des métiers pénibles.
 
Il y a des ressources dans la suppression des niches fiscales alors que la droite parle d’un vague coup de rabot supplémentaire. Et les exonérations de cotisation sur les heures supplémentaires constituent un manque à gagner très important.
 
Concernant les collectivités locales, elles devront à l'avenir publier leurs dépenses et la progression de leurs effectifs ainsi que leur train de vie. Cette décision est une nouvelle manière de contrôler davantage des collectivités locales, en faisant fi du principe d’autonomie de ces dernières. Elles sont pourtant les seules à réaliser 75% des investissements publics et contrairement à l’Etat elles ne financent pas leur fonctionnement avec des emprunts.
 
On le voit bien, le gouvernement persiste dans son impasse en continuant à « comprimer » les familles modestes sans réellement avoir le courage d’aller chercher les économies là où il faut. A la veille d’enjeux électoraux majeurs les citoyens jugeront sur pièce dans quelques mois.

Point presse du PS

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