COPENHAGUE: le sommet doit aussi apporter des réponses ici en Seine Saint-Denis

Beaucoup d'expériences en énergies de substitution existent, elles peuvent être le meilleur, comme le pire. Prenons l'exemple de la géothermie, séduisante idée impulsée par les gouvernements français auprès des collectivités locales après le premier choc pétrolier de 1974. Nombre d'entre elles ont répondu et fait confiance à l'Etat, très en verve pour subventionner ces process. Hélas, la recherche scientifique tâtonnante (?) , des forages n'ont , en particulier en Ile de France, pas donné les rendements escomptés. Puits fermés, ou avec si peu de débit! Alors l'état  a poussé les même ville dans la cogénération avec des énergies fossiles et cet état fort peu regardant a aussi laissé au passage ces même villes régler à la caisse des dépôts et consignations (banque, bras armé de l'état) les remboursements des emprunts!

A qui faire confiance? Avec qui s'engager pour un monde durable?

Voici le texte que j'aimerais adresser aux chefs d'états et de gouvernements

Le 17 décembre prochain, tous les chefs d’Etat et de gouvernement de la planète seront à Copenhague. Objectif ? Trouver un accord global pour réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Enjeu planétaire s’il en est, la question du réchauffement climatique est sans doute le principal défi pour l’humanité au 21e siècle. Dépassant toutes les frontières et engageant tous les domaines de l’activité humaine, la question des effets du réchauffement climatique sur l’environnement ne peut aujourd’hui trouver le chemin d’une résolution concrète que si l’ensemble des acteurs y engagent toute leur volonté et y mettent tous les moyens nécessaires – dès à présent.


Dans cette affaire, les pays développés ont une responsabilité particulière. Elle est double : principaux émetteurs de gaz à effet de serre, ils doivent prendre toutes leurs responsabilités pour les diminuer fortement ; principaux détenteurs des richesses mondiales, les mêmes doivent contribuer à la hauteur de leurs moyens pour aider les pays en voie de développement à atteindre les objectifs définis par le GIEC. On sait en effet qu’il faudrait environ 100 à 150 milliards d’euros pour aider les pays en développement à lutter contre le réchauffement climatique. Il est d’abord de la responsabilité des puissances du monde de les aider à y parvenir et le sommet de Copenhague doit être l’occasion, la dernière sans doute, d’y arriver.

Si les enjeux de Copenhague sont globaux et s’inscrivent sur le long terme, il n’en demeure pas moins que sa réussite dépend également des avancées concrètes que nous serons à même de réaliser en France aujourd’hui même. Copenhague, en effet, c’est aussi une affaire locale.

De ce point de vue, le gouvernement Français a beaucoup à faire. Tout particulièrement dans le domaine des réseaux de chaleur des foyers français, notamment en Ile-de-France et tout particulièrement en Seine-Saint-Denis.

Les réseaux de chaleur développent de la cogénération et s'inscrivent ainsi dans la politique du Grenelle de l'Environnement. Or la plupart des réseaux de chaleur alimentés par la géothermie en Ile-de-France connaissent de grandes difficultés financières. Il en est ainsi de  Clichy-sous-Bois, de La Courneuve, de Sevran, de Villiers-le-Bel, de Gonesse ou encore de Saint-Denis. Mais les difficultés sont aussi  techniques. A Bondy, en effet, il n’a pas été techniquement possible de bénéficier de la géothermie dont les premières tentatives datent des années 1980. C’est pourquoi le choix s’est à l’époque porté sur la cogénération au gaz, énergie incompatible avec les objectifs de lutte contre le réchauffement de la planète.

Toutefois, il est possible de transformer nos moyens de production afin de les rendre compatibles avec des énergies renouvelables. Mais Bondy ne peut y arriver seule, les enjeux financiers étant très importants. L’aide de l’Etat apparaît donc incontournable pour nous aider à y parvenir. Comment, en ce sens, le gouvernement envisage-t-il de rendre ces installations techniquement et financièrement possibles ?

Monsieur Sarkozy, si engagé à Copenhague, donnera-t-il, enfin, suite à la demande formulée par les collectivités locales séquano-dionysiennes dont les réseaux de chaleur sont sinistrés ? On pourrait par exemple imaginer que la Caisse des dépôts et consignations (CDC) cantonne leurs dettes voire annule leurs emprunts et que soit mis en place un programme spécial de modernisation des réseaux de chaleur. Toutes ces questions sont aujourd’hui sur la table. Et quelques soient les engagements à l’issue de Copenhague, nous n’y échapperons pas. Des solutions concrètes devront être trouvées rapidement si nous voulons être en cohérence avec ce que les autorités françaises affichent dans la capitale danoise. Copenhague, c’est aussi dans le 9-3 que ça se passe !

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