Les inégalités fiscales des territoires: une injustice qu’il faut changer !

J’écoutais ce dimanche le maire de Paris justifier dans une émission de télé qu’il était nécessaire pour sa commune d’augmenter de 9% les impôts locaux (la taxe d’habitation) et pour la première fois d’imposer au titre du département – qui se confond avec la commune de Paris- le foncier bâti à hauteur de 3%.

Dans un article de presse, on nous indiquait d’ailleurs qu’avec ces augmentations , un logement de 80 m2 passerait semble-t-il à 680 euros de taxes d’habitation et 150 euros de foncier. La belle affaire quand on sait qu’en proche banlieue, pour la même taille d’habitation, c’est 1300 euros de taxe d’habitation environ et à peu près autant pour la taxe foncière.
Deux poids, deux mesures, et une inégalité dans un territoire si proche.
Certes, le maire de Paris indiquait ainsi pouvoir accélérer le programme de constructions de logements sociaux intra-muros. Un bonheur quand on sait le peu d’attention donnée à la mixité sociale dans les organismes qui gère en banlieue comme la SEMIDEP, société HLM gérée majoritairement par les élus parisiens.Èt je n’oublierai pas de citer l’aide sociale, où chaque nuit, toutes les structures et organismes parisiens louent 4000 chambres en Seine Saint-Denis, quand notre département n’en loue que moins de 300!
La réforme des finances locales est une nécessité et la solidarité des territoires s’impose, car on ne peut laisser bien longtemps de tels écarts, au risque de relancer les risques d’explosion sociale.

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