Dotation de solidarité urbaine: les maires crient au loup

C’est sans précédent: les maires de tous partis politiques de droite comme de gauche ont décidé de s’adresser d’une façon solemnelle au gouvernement.

Tout est démonté par ce gouvernement qui ne sachant pas comment gérer l’Etat, aujourd’hui démonte tous les mécanismes de solidarités et de dotations aux collectivités!
Il en va de la structure même de la gouvernance de notre territoire.
Cette adresse des maires d’île de France réunis par leur président Cl. Pernès montre à quel point les élus (es) locaux sont excédés.

"Lundi 29 septembre, Claude PERNES, Président des Maires de l’Ile-de-France a réuni les maires concernés par ce projet de réforme qui ferait perdre la Dotation de Solidarité Urbaine à 80 communes de l’Ile-de-France, représentant plus de 2,3 millions d’habitants pour un montant de 59 millions d’euros.

Près de 70 maires sur 80 ont répondu dans l’urgence à cette invitation, ce qui démontre leur degré de mobilisation.

Tous ont exprimé leur inquiétude devant ce qui serait selon eux une décision brutale, incohérente et contradictoire.

Brutale parce que s’appliquant, sans concertation, dès le budget 2009.

Incohérente et contradictoire parce que la disparition du critère du logement social pour l’attribution de la DSU irait à l’encontre de la politique prônée par le gouvernement qui demande aux maires de construire plus de logement sociaux.

La disparition brutale de la DSU en 2 ans mettrait à mal l’équilibre fragile des budgets communaux, notamment dans un contexte économique difficile.

Claude PERNES, Président de l’AMIF a été mandaté par les participants pour :

–         demander en urgence qu’une délégation pluraliste des Maires de l’Ile-de-France soit reçue en audience par le Premier Ministre.

–         coordonner l’action de l’AMIF avec les autres associations nationales de Maires ( AMF, Villes et banlieues, Association des Maires des Grandes Villes de France….)

–         demander à l’ensemble des Maires de l’Ile-de-France de prendre des délibérations contre ce projet de réforme.

Les maires se réservent le droit de manifester sous d’autres formes leur mécontentement."

Autres articles qui pourraient vous intéresser.