Le PS réunit mardi 25 mars son conseil national

C’est mardi soir que le « parlement » du Parti socialiste sera réuni pour analyser les résultats des élections cantonales & municipales.
En sera-t-il capable ?
En effet comme vous le savez, tous les pouvoirs locaux ou presque sont gérés désormais par des socialistes ! Soyons plus précis : 20 régions, 58 conseils généraux, presque toutes les villes de plus de 20 000 habitants… Alors, cela devrait imposer respect et modestie.
Oui modestie, car tous ces territoires sont gérés par des équipes bien souvent constituées de la gauche rassemblée, comme ici à Bondy. Et les expériences hasardeuses dont voudraient nous affubler quelques dirigeants nationaux en particulier avec le centre sont très marginales.
Les équipes localement ont d’abord pour gagner rassemblé la gauche, analysons et utilisons-le.
Certes, ici ou là, quelques socialistes ont tenté l’aventure Modem… Mais c’était souvent pour régler des comptes internes de divisions larvées entre socialistes que certains se sont mêlés à la droite centriste.

Des milliers d’élus locaux expérimentent chaque jour des politiques locales, des résistances au pouvoir de la droite gouvernementale : l’aide sociale, la qualité de vie, les relations internationales, les rapports de gestion entre les partis de la gauche, la diversité (regardons simplement la liste municipale de Bondy).
Alors pourquoi un tel autisme de nos dirigeants nationaux ? Pourquoi au contraire ne pas mettre en valeur nos compétences, nos expériences ?
J’ai été navré de voir les plateaux télé du soir du 1er comme du 2e tour, voir de lire des interviews dans des magazines comme le « Fig-Mag», dans lesquels celles et ceux qui n’ont aucune expérience de gestion locale dire comment nous devions agir. Et pour cause, sinon ils (elles) auraient été dans leur mairie pour exécuter les opérations de dépouillement…
Pourquoi laisser s’exprimer ceux qui masquent leurs faiblesses voir leurs incompétences sur des sujets comme la diversité et l’arrivée de jeunes aux responsabilités ?
Là encore ma ville, mais aussi notre département de Seine Saint-Denis peut donner des exemples. Las jamais, la direction nationale du PS et ses éléphants veulent en tenir compte.
Oui, il faut reconstruire le PS et la Gauche. Mais cela ne se fera pas à coup d’injonctions comme le titrait « le Monde » du 22 mars dernier : « le PS veut que ses élus parlent d’une seule voix ».
L’innovation territoriale, l’économie ou l’emploi, l’aide éducative, la confiance électorale sont aux côtés des territoires. Et quelle que soit la personne qui rêve d’être un jour candidat (e) à la présidence de la République, elle ne pourra pas le faire sans nous les pouvoirs locaux.
Je suis fatigué de ces danses « amoureuses » que l’on veut pratiquer autour de nous pour s’attirer les bonnes grâces des votes militants (es) puis nous ignorer comme nous l’avons été par exemple sur les banlieues.
Si la direction nationale du PS est encore, mardi soir, captée par les même, alors la reconstruction de la gauche sera difficile, voire improbable.
Si au contraire, un mouvement collectif prend en compte cette énergie territoriale constituée des militantes et militants aujourd’hui élus (es) locaux en responsabilité locale avec les citoyens de ce pays qui, aujourd’hui soufrent, mais aspirent avec nous à changer le monde injuste qui nous entoure, alors le PS sera un grand parti, un parti respectueux des autres formations politiques qui voudraient construire avec lui un autre monde, un autre respect de chaque être humain.
En seront-ils capables mardi soir en ouvrant le conseil national ? J’en doute ; je crains plutôt qu’après la photo de famille, ils nous invitent une fois de plus à rentrer dans nos territoires pour qu’ils puissent entre eux s’occuper des « choses sérieuses », comme ils se plaisent à penser entre dirigeants du Parti.

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