Elections municipales & cantonales: quand France Télécom- Orange sert de pub aux ministres candidats

Comme Maire, je viens de recevoir la jolie plaquette "Dialogues" éditée par ORANGE-France Télécom. Janvier aidant, comme un plus grand des hasards duex ministres candidats de l’UMP, R. DATI et  A. SANTINI sont amenés à dialoguer sur leurs belles expériences avec cette ancienne société nationale. A grand renfort de jolies photos, on finirait par croire que seule l’UMP est inventive en matière de nouvelles technologies!

Mais nous savons aussi , dans les quariers populaires, qu’ORANGE France TELECOM, longtemps entreprise nationale, opère des choix dans ses investissements en les plaçant judicieusement dans tel ou tel quartier, et souvent les quartiers populaires sont oubliés de la carte du développement.

Un hasard ?

Voici copie du mail que je viens d’adresser à la rédaction en chef du journal d’Orange.

Comme Maire de Bondy je viens de lire votre dernière revue n°42, que je trouve particulièrement déplacée en ce temps de campagne électorale,

campagne de promotion pour une candidate sur Paris…Et sur un candidat à Issy les Moulineaux. Certes les deux sont aussi ministres…"servir la soupe" pour une entreprise nationale comme la votre me parait limite!

J’ajouterai que l’article sur le Wi-Fi maillé page 8 comme d’habitude montre que vous savez installer des solutions innovantes toujours dans les même quartiers le même département, les Hauts de Seine; délaissant comme à chaque fois les quartiers populaires. Je parle en connaissance, puisque ma commune, la 7ème de Seine Saint-denis, a souhaité de la part de votre entreprise des gestes volontaristes et significatifs en haut débit comme en Wi-Fi. Les réponses apportées par vos collègues de la direction Est d’Orange, sont toujours identiques sur l’endettement de France Télécom (longtemps financée comme entreprise nationale par nos impôts ) qui doit faire des choix stratégiques.

C’est aussi par l’absence de vision citoyenne des entreprises comme la vôtre qui participe du sentiment d’abandon du service public dans nos quartiers.

Aurez-vous le courage conformément à la Loi sur la presse de diffuser ma réaction pour engager un dialogue franc et constructif, j’en doute.

Vous pouvez aussi si le temps vous le permet convenir d’un rendez-vous qui permette d’engager un véritable débat sur votre stratégie et vos intentions concrètes de développement au delà du périphérique et des Hauts de Seine.

Je vous prie de croire, Madame, en ma conviction et ma détermination pour l’avenir des quartiers populaires.

Gilbert ROGER

Maire de BONDY

1 er Vice-président du Conseil général

chargé de l’économie

Promis si il y a une réaction, je vous en ferais part

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