F. FILLON, N. SARKOZY et le discours sur la méthode

Passage convenu de la politique, le premier ministre s’est rendu devant le parlement pour prononcer son discours de politique générale et il a demandé la confiance au parlement.

Suspense interminable! Il a la confiance. Ouf! Qui en aurait douté? Je regrette quant à moi que mes amis de l’opposition s’attarde sur l’effacement du premier ministre derrière le président. Quelle découverte pour eux? En tout cas pas une pour moi. Si quelqu’un à gauche imaginait que N. SARKOZY allait simplement inaugurer les plantes vertes, il se trompait – ou bien et serai-je mauvaise langue?- Imaginait-il cela pour Ségolène si elle avait gagné l’élection présidentielle.

Non rien de plus normal, car en inversant le calendrier et en donnant des mandats identiques de 5 ans, L. Jospin a créé ce que nous vivons désormais: une hyper-présidentialisation de la vie politique. D’ailleurs, dès la réforme institutionnelle adoptée par les députés et sénateurs permettant au Président de s’exprimer directement devant le parlement, la chose sera encore plus claire.

Autre point, le premier ministre annonce les mesures incluse dans le programme électoral du candidat Sarkozy et relayé par la campagne des législatives. Franchement ce n’est pas non plus une découverte pour moi, ni une surprise.

Non, ce que j’attends, c’est que la gauche soit la gauche avec des idées en phases avec celles et ceux qui rejettent scrutin après scrutin les politiques libérales défendues par la droite et les grandes richesses de ce pays. Avec eux pas de surprise, les riches seront plus riches et les pauvres toujours plus pauvres.

J’attends de nos députés une construction d’un espoir de réelle capacité à gouverner pour le plus grand nombre de citoyens en les faisant participer de façon fusionnelle, à nos propositions d’une société moderne et solidaire.

Alors, chers amis (es) députés (es) de gauche et socialistes en particulier: allez de l’avant, ne perdez pas votre temps en petites phrases sur le couple président/premier ministre; non allez à l’essentiel, c’est à dire à la démonstration que sur les sujets de sociétés, les petits comme les grands, nous avons des choses à dire, car elles devront l’être en phase avec notre électorat.

Il faut dépasser les 50% pour gagner et gouverner, alors posons aussi les questions sur qui, et avec qui devons-nous construire une alternative crédible.

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