Ségolène devant plus de 4000 élus socialistes rassemblés porte de Versailles

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Plus de 4000 élus (es) rassemblés pour partager avec Ségolène ROYAL les actions de mobilisation avant le premier tour Dimanche 22 Avril. Voici les premières dépêches de la presse qui couvrait l’évènement.

Ségolène Royal présente sa réforme institutionnelle comme une "VIe République"

PARIS, 18 mars 2007 (AFP) – Ségolène Royal a présenté dimanche à Paris la réforme des institutions prévues dans son pacte présidentiel comme la naissance d’une VIème République, un terme qu’elle utilisait pour la première fois de façon aussi explicite.
Dans un discours prononcé devant quelque 4.000 élus socialistes réunis porte de Versailles, la candidate PS a promis "une république nouvelle, dont vous (les élus) êtes les acteurs à l’avant-garde", grâce à "un referendum refondateur de la république, ancrée sur ses traditions et en même temps tournée vers le futur (…)".
"Ce sera notre VIe République, c’est celle-la (…) que nous construirons ensemble. Cette VIe République est prête, elle s’appuie sur le travail" des présidents des groupes parlementaires Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, a ajouté Ségolène Royal.
Cette République nouvelle reposera, a-t-elle rappelé, sur "quatre piliers: une démocratie parlementaire revivifiée qui va mettre fin au cumul des mandats, une démocratie sociale qui va faire faire à la France un bond vers le futur en modernisant le dialogue social", la garantie des "solidarités de base" avec "le maintien des services publics sur tout le territoire", enfin "la democratie territoriale".
C’est la première fois que Ségolène Royal utilise aussi explicitement le terme de "VIe République" pour décrire ces changements institutionnels, bien qu’ils ne touchent que de façon marginale aux pouvoirs du chef de l’Etat, clé de voûte de la Ve République.

tma/cgd/mic

Marseillaise pour la première fois après discours de Ségolène Royal

PARIS, 18 mars 2007 (AFP) – Pour la première fois dans la campagne de Ségolène Royal, la Marseillaise a retenti dimanche à Paris à la fin d’un discours de la candidate du PS à la présidentielle, a constaté un journaliste de l’AFP.
Plusieurs personnalités du PS, François Hollande, Dominique Srauss-Kahn, Jean-Marc Ayrault et d’autres sont montés sur scène à ses côtés pour entendre l’hymne national.
La candidate venait de prononcer un discours devant quelque cinq mille personnes réunies Porte de Versailles.
tma/cgd/mic

Hommage de Ségolène Royal à son parti et aux élus

PARIS, 18 mars 2007 (AFP) – Ségolène Royal a rendu un hommage au PS, dont elle s’était fortement distanciée trois jours plus tôt, ainsi qu’aux élus, qui avaient publiquement critiqué sa proposition faite à l’automne de "jurys citoyens".
Les élus sont "les piliers de la République et les rassembleurs de la nation", a-t-elle déclaré d’emblée dans son discours devant quelque 5.000 élus rassemblés Porte de Versailles.
"Je sais ce que je vous dois, je sais ce que je dois à mon parti, je sais ce que je dois aux militants", a ajouté la candidate.
Jeudi dernier sur France 2, Ségolène Royal avait affirmé qu’elle entendait "reprendre sa liberté", confiant qu’il était "un peu vrai" d’affirmer qu’elle avait été entravée au début de sa campagne par le PS.
Cette prise de distance à l’égard du parti avait été critiquée par certains responsables socialistes.
"Si je suis ici devant vous, c’est d’abord parce que je suis une des vôtres, conseillère municipale, puis conseillère générale, parlementaire, présidente de conseil régional", a poursuivi Mme Royal. "Je suis des vôtres et je connais les grandeurs et servitudes du métier d’élu (…), confronté aux précarités, aux injustices (…)", a-t-elle ajouté.
Mme Royal avait créé un trouble chez les élus socialistes lorsqu’au début de l’automne dernier, elle s’était prononcée pour la création de "jurys citoyens", estimant utile de prévoir "une surveillance populaire" de l’action des collectivités publiques.
tma/cgd/def

Dominique Strauss-Kahn est confiant dans la victoire de Ségolène Royal le 6 mai

PARIS, 18 mars 2007 (AFP) – Dominique Strauss-Kahn a affirmé dimanche, devant le rassemblement des élus socialistes à Paris, que Ségolène Royal allait gagner le 6 mai, car "quelque chose est en train de changer", tout en dénonçant "l’illusion" Bayrou et "l’inquiétude" Sarkozy.
"Tout est possible, quelque chose est en train de changer, de plus en plus il apparaît que François Bayrou est une illusion, Nicolas Sarkozy est une inquiétude et Ségolène Royal porte le changement", a affirmé l’ancien ministre.
Dans "la dernière ligne droite de la campagne, j’ai un message simple, la victoire le 6 mai est en nous, nous la tenons entre nos mains", "nous pouvons gagner, nous devons gagner, nous allons gagner", a martelé le concurrent malheureux de Ségolène Royal aux primaires socialistes.
A l’adresse de "ceux qui font semblant de chercher la différence entre Ségolène Royal et François Bayrou", il répond : "Ségolène Royal a 100 propositions et François Bayrou est sans propositions".
"Nous pouvons gagner parce que Nicolas Sarkozy est porteur d’une inquiétude", "il est porteur d’un bilan désastreux et d’un projet dangereux, c’est le candidat sortant", a-t-il dit.
Le député du Val d’Oise a soutenu la volonté affichée par Ségolène Royal de se libérer. "Il faut qu’elle soit elle-même", qu’elle "se libère des archaïsmes", mais "aussi" que "nous nous mobilisions" derrière elle.
Il a invité "le peuple de gauche à se rassembler sans état d’âme pour une gauche qui marche et conquiert".
"Le 6 mai, un socialiste sera président de la République et pour la première fois ce sera une femme", a-t-il dit sous les applaudissements de la salle. Il a conclu en citant Léon Blum: "Je le crois et je l’espère, je le crois parce que je l’espère".
em/cgd/def

Début du rassemblement national des élus socialistes

PARIS, 18 mars 2007 (AFP) – Quelque 5.000 élus socialistes et républicains étaient réunis dimanche Porte de Versailles pour un rassemblement national qui s’est ouvert à 10H00 et devait se conclure en tout début d’après-midi par un discours de Ségolène Royal.
Avant la candidate du PS à l’élection présidentielle, attendue sur place à la mi-journée, devaient s’exprimer le premier secrétaire François Hollande et Dominique Strauss-Kahn, en tant que secrétaire national aux élus.
A leur arrivée, la plupart des personnalités socialistes ont approuvé le choix de Ségolène Royal de "reprendre sa liberté" pour "la dernière ligne droite" de la campagne.
"Ségolène Royal porte les valeurs qui sont les nôtres, mais une élection c’est le rapport entre un homme ou une femme et un peuple" et "elle doit pouvoir réunir des hommes et des femmes au-delà de notre parti", a affirmé Martine Aubry, maire de Lille et secrétaire nationale du PS.
"Il a été reproché à Lionel Jospin de ne pas faire une campagne personnelle et qui lui appartienne", a-t-elle rappelé à la presse.
Ovationné par la salle, l’ancien Premier ministre Pierre Mauroy a déclaré que "les socialistes veulent que leur parti s’accorde avec les attentes de nos concitoyens". "Ségolène Royal s’inscrit dans la continuité des socialistes. Qui peut en douter ? Qui peut en douter ?", a-t-il répété.
Il a approuvé la stratégie de la candidate de "faire entendre sa petite musique, avec son intuition, son originalité et sa sensibilité de femme".
Pour le président de la région Centre Michel Sapin, Ségolène Royal a "choisi le bon tempo". "Elle est candidate devant les Français et donc est libre", mais "elle ne renie pas ses origines et est fière d’être socialiste", a déclaré le secrétaire national du PS, proche de la candidate.
"Contrairement à d’autres, elle est soutenue par le parti" qui assure sa "capacité à gouverner", a-t-il dit en allusion au candidat UDF François Bayrou.
Daniel Vaillant, proche de l’ancien Premier ministre Lionel Jospin et qui était à son meeting de Lens samedi, a lancé: "faisons une campagne solidaire, plutôt qu’une campagne solitaire", mettant un bémol au concert d’approbations.
Rappelant qu’il en est à sa "huitième campagne présidentielle", Pierre Mauroy a aussi souligné que "le maître-mot pour gagner, c’est le rassemblement, et la volonté de l’emporter". "Nous avons une revanche à prendre" après l’élimination de Lionel Jospin au 1er tour en 2002, "c’est une forte motivation pour la campagne de 2007", a-t-il ajouté.
em-tma/cgd/def

PARIS (AP) – Ségolène Royal a pour la première fois conclu dimanche son meeting à Paris par la "Marseillaise", lançant aux quelque 5.000 élus socialistes présents dans la salle "Vive la République, vive la France".

"Tournons-nous vers" les Français, "donnons leur confiance, méritons-les, mettons la vérité en bataille pour faire gagner la France. Vive la République, vive la France!", a conclu la candidate socialiste au terme d’un discours de 40 minutes, avant que ne retentisse pour la première fois les premières notes de la "Marseillaise", qu’elle n’a pas chantée.

Ségolène Royal, qui pose telle Marianne sur son affiche de campagne, a alors fait monter à la tribune François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Bertrand Delanoë ou encore Martine Aubry, restant de longues minutes sur scène avant de s’offrir un bain de foule au milieu des élus. Dans son intervention, elle a parlé de mettre en place une "VIe République", et non plus simplement une "nouvelle République".

Dans la salle, les quelque 5.000 élus socialistes invités à cette réunion baptisée "le printemps de la République" arboraient leur écharpe tricolore et une cocarde au revers de la veste. "Ségolène présidente!", "on va gagner!", ont-ils entonné. AP

PARIS (Reuters) – Pour la première fois depuis le début de sa campagne présidentielle, Ségolène Royal a clos dimanche son discours aux élus socialistes par la Marseillaise.

"Tournons-nous vers (les Français). Donnons-leur confiance. Méritons-les. Mettons la vérité en bataille pour faire gagner la France. Vive la République! Vive la France!", a lancé la candidate socialiste, un macaron tricolore à la boutonnière.

Réunis à la Porte de Versailles, un lieu d’ordinaire prisé par la droite, les maires, conseillers généraux ou régionaux socialistes, également ceints de leur écharpe tricolore, ont alors entonné l’hymne national, qui s’est rapidement noyé dans les cris "On va gagner" et "Ségolène Présidente".

Après son discours d’une quarantaine de minutes, la candidate s’est offert un bain de foule dans la grande salle, suivie d’une nuée de caméras.

A moins de cinq semaines du premier tour, Ségolène Royal n’a eu de cesse ces derniers jours de revendiquer sa "liberté" par rapport au PS.

Dimanche, elle a cependant fait monter sur scène les principaux responsables du PS, offrant aux militants la "photo de famille" rêvée, selon les mots de Claude Bartolone, bras droit de Laurent Fabius.

Dominique Strauss-Kahn et François Hollande, qui l’avaient précédée à la tribune pour "chauffer" la salle, l’ont rejointe, de même que Bertrand Delanoë, Pierre Mauroy et Martine Aubry.

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