Ne pas oublier la banlieue

La banlieue est toujours oubliée !

Quelques mois après les émeutes que nous avons connues et subies en seine saint denis, nous pouvons hélas dire que rien n’a changé.

Malgré les multiples déclarations des ministres tant à l’assemblée nationale que devant les associations d’élus. Pas de subventions exceptionnelles pour l’aide à la reconstruction ; augmentation de nos primes d’assurances…

En fait le gouvernement considère que le plus dur est « dernière nous ». Le calme est revenu et trop peu d’élus continuent leur combat pour la banlieue et ses habitant(e) s. Ainsi nous avons pu noter qu’avec beaucoup de cynisme le gouvernement a même accepté à la demande de l’association des grandes villes de France de diminuer leur contribution à la dotation de solidarité urbaine ! On croit rêver.

Pour l’enseignement, sachez que les effectifs d’adultes par école sont désormais sous la barre de ce que nous avions obtenus avec le plan Allègre pour notre département.

La politique de la ville doit être relancée :

Je suis avec Claude DILLAIN, maire de Clichy sous bois et François PUPONI, maire de Sarcelles,un militant acharné de la politique de la ville, elle aura réussi à mobiliser des énergies. Mais aujourd’hui, elle ressemble de plus en plus à la variable d’ajustement des grands équilibres du budget de la nation.

Proposition : l’Etat doit s’engager à verser aux communes ses dotations ordinaires sur la base de critères transparents. Les politiques spécifiques « politiques de la ville » s’ajoutent donc comme des plus. Une analyse permanente de ces apports doit permettre un jour d’éteindre les politiques spécifiques.

Il faut aussi arrêter de penser la politique en zonages de quartiers, mais agir sur le territoire entier de la commune (ou de l’intercommunalité). En fait la politique de la ville doit devenir une véritable politique d’aménagement du territoire.

Souvenez-vous, les émeutes ont débuté dans les quartiers populaires, mais rapidement ont pris du sens dans nombre de villes de province.

Réformer les politiques fiscales et d’aménagement ne suffisent pas : il faut aussi donner du sens et de l’espoir immédiat pour les citoyens : où en sommes-nous ? Pas d’égalité dans l’accès à l’emploi. Une destruction des contrats à durée déterminée pour le CPE ! Alors dites-nous combien de jeunes ont enfin un emploi ?         

Le 25 Mars, les socialistes qui ont à cœur de préparer leur projet pour 2007 se réuniront justement à Bondy, ville symbole de cette lutte pour le respect des banlieues.

Espérons ainsi l’élaboration de propositions concrètes qui donneront confiance à tous nos concitoyens, car ils le méritent, et vous pouvez compter sur moi pour être de ce combat.

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