La gouvernance à Caracas

Vu de loin, d’ici en Europe, Hugo CHAVEZ est un anti-impérialiste qui défie G.W. BUSH.
Certains en sont offusqués certes, moi personnellement cela ne me choque pas lorsqu’on connaît les pratiques américaines en Amérique latine en particulier.
Mais Hugo Chavez et son gouvernement sont riches, et là les choses bougent, car, lorsque le pétrole est à 70 $ le baril, on peut se donner des moyens si on le veut bien. Et quoiqu’on en dise, le Vénézuela est une des rares exceptions : un pays producteur de pétrole et une vraie démocratie, cherchez, dans le monde ce n’est pas courant.
Côté défrisant des excès le maoïsme n’est pas tout à fait mort dans le vocabulaire de dirigeants du pays. Le peuple lui s’accoutume au propos et essaie d’en tirer des bénéfices en soutenant très fortement leur président.
18 millions de personnes vivent avec moins de 100 $ de revenus annuels et 12 millions sous sous le seuil de grande pauvreté (un doux euphémisme).
Images_5Alors les épiceries sociales qui aident dans les quartiers les gens à se nourrir, les médecins Cubains venus soigner gratuitement les gens dans le cadre du programme pétrole-médecins signé avec le "leader maximo" de l’île voisine. Cela est perçu comme de véritables avancées par ceux qui n’ont rien. Et puis désormais, le gouvernement veut s’attacher à développer l’éducation, en luttant contre l’illettrisme, en donnant des moyens à celles et ceux qui veulent retourner au lycée voir à l’université. L’emploi public et le travail d’insertion fortement soutenu.
Cela n’est pas pour déplaire.
Enfin il y a une classe moyenne qui émerge (fonctionnaires, police, armée…)
Les très riches, ceux qui détiennent la terre sont inquiets, naturellement, mais on a eu l’impression en discutant avec quelques responsables ou en lisant la presse qu’un accord tacite de non-agression avait été tacitement approuvé par tous.
À suivre en tout cas

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