Néonicotinoïdes : quand les poisons font leurs retours dans l’agriculture

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Néonicotinoïdes : quand les poisons font leurs retours dans l’agriculture

 

Décidément, une majorité de sénateurs et députés persiste à faire passer les intérêts des lobbies agricoles avant ceux de la santé publique et de l’environnement. Sous prétexte que certains de nos voisins européens utilisent encore les néonicotinoïdes sur leurs cultures — betteraves, choux et autres — voilà que la France s’aligne à reculons. Pourquoi faire mieux quand on peut faire pire ?

Sans surprise, le fameux « bloc central » — Ensemble, Les Républicains, UDI — a voté la réintroduction de ces pesticides neurotoxiques, accompagné du Rassemblement national et de quelques abstentionnistes bien discrets, dont deux députés dans le Morbihan (Paul MOLAC, bien évidemment).

Résultat : un chèque en blanc offert aux grandes industries de l’agro-intensif, les mêmes qui réclament toujours plus de traitements chimiques… et toujours plus d’eau.

Car cette loi ne s’arrête pas là : elle ouvre aussi grand la porte aux méga-bassines et à la surexploitation des nappes phréatiques, au détriment de l’intérêt général. Un texte soutenu sans vergogne par le gouvernement et ses alliés centristes, notamment François Bayrou.

Ce vote est une défaite pour la biodiversité, pour les sols, pour les abeilles, pour la santé des agriculteurs… et surtout pour nos enfants, premières victimes silencieuses de cette course effrénée au rendement. Les scientifiques le disent : les cancers pédiatriques liés aux expositions environnementales sont en hausse. Et on choisit d’en rajouter une couche.

Le Morbihan mérite mieux. La France mérite mieux.

Rappelons que PLACE PUBLIQUE appelait les députés à voter contre!

Voici en résumé, ce que favorise cette Loi:

1. Modèle productiviste

  • Encouragement aux grandes exploitations intensives.

  • Prédominance des cultures à fort rendement (betteraves, maïs, colza…).

  • Peu de soutien réel à l’agriculture paysanne ou aux petites exploitations familiales.

2. Utilisation accrue d’intrants chimique

  • Réintroduction ou maintien de pesticides controversés (comme les néonicotinoïdes).

  • Affaiblissement des normes environnementales sous pression des lobbies agricoles.

  • Recul sur les engagements de réduction de l’usage des produits phytosanitaires.

3. Accaparement des ressources naturelles

  • Soutien indirect aux projets de méga-bassines pour irriguer les cultures gourmandes en eau.

  • Pression sur les nappes phréatiques au détriment des usages collectifs (eau potable, biodiversité…).

4. Moins de transparence et de contrôle

  • Moins de contrôle sur l’origine des semences, des traitements utilisés, ou des impacts sur la santé.

  • Affaiblissement du principe de précaution au profit de la compétitivité.

Ce que cette loi néglige ou freine 

  • L’agriculture biologique et paysanne.

  • L’agroécologie et la permaculture.

  • La souveraineté alimentaire locale.

  • La préservation de la biodiversité et la santé publique.

En résumé :

 

La loi Duplomb incarne une vision de l’agriculture tournée vers le court terme, la rentabilité, et la dépendance aux industries chimiques, au détriment d’une transition écologique réelle.

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#Néonicotinoïdes #SantéEnDanger #Morbihan #PaulMolac

 

 

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Gilbert Roger

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