Pouvoir d’achat et Gilets jaunes

Taxes: la goutte d’eau

Depuis plusieurs semaines notre pays vit au rythme des actions des gilets jaunes. Ces actions ont pris différentes formes. Beaucoup de citoyens mettent, aujourd’hui, leur gilet jaune sous leur pare-brise, cet acte est silencieux mais visible et significatif. Nous regrettons néanmoins certains modes d’actions plus radicaux, certes moins répandus, mais qui entrainent des blocages et des violences qui touchent d’abord les citoyens.

Le pouvoir d’achat en questions 

Ces actions, quelles que soient leurs formes, témoignent d’une colère, qu’il faut entendre, face aux pertes de pouvoir d’achat : augmentation des taxes sur le carburant, inflation, non revalorisation des retraites, non revalorisation des fonctionnaires… Le pouvoir d’achat des Français diminuera en 2018. Les Sénatrices et Sénateurs socialistes ont d’ailleurs alerté le Gouvernement depuis un an, en les interrogeant sur ce sujet à 8 reprises lors des questions au Gouvernement. Sans réponse concrète, malheureusement.

Une colère incomprise pour ce gouvernement 

La colère actuelle n’est pas une colère contre la transition écologique mais d’abord contre un pouvoir d’achat que chacun voit diminuer. Le Président de la République a bien annoncé une taxe carbone flottante selon le prix du pétrole, comme nous l’avions proposé, mais cette mesure ne suffira pas, comme nous l’avions dit également. 

Il y a urgence !

L’urgence ne porte pas que sur le prix de l’essence, l’urgence n’est pas forcément de baisser les impôts, l’urgence est d’abord d’augmenter le pouvoir d’achat et donc les revenus. Lors du débat au Sénat sur le budget 2019 le Groupe socialiste a ainsi proposé de revaloriser les retraites au niveau de l’inflation, de revaloriser également les prestations familiales. Depuis un an, notre Groupe demande aussi au Gouvernement de relancer l’augmentation du point d’indice des fonctionnaires qui a été à nouveau gelé suite à la dernière élection présidentielle, après pourtant des augmentations en 2016 et début 2017. Enfin, nous demandons l’augmentation conséquente de la prime d’activité, comme le Président Macron s’y était engagé dans sa campagne présidentielle. Cette prime que la gauche a créé en 2016 a donné un coup de pouce aux salariés du privé les moins bien payés. Mais la promesse d’augmentation significative est restée lettre morte.

Les socialistes proposent du concret 

Ces propositions ne concernent pas tout le monde, nous le savons. Elles sont une première étape à une revalorisation du pouvoir d’achat plus large. Le coup d’arrêt de 2018 dans le retour de l’activité fait suite aux choix fiscaux et économiques du Gouvernement d’Edouard Philippe. La baisse du chômage et les créations d’emploi de l’année 2017 avaient pourtant montré la pertinence des choix de la gauche dans le précédent quinquennat. Cette trajectoire doit être reprise avec une deuxième étape qui permette d’améliorer le niveau de vie des Français. Les Sénateurs socialistes continueront à proposer une politique qui aille dans le sens de la justice et de l’équité, contrairement à la politique menée actuellement.

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