La part des recettes adoptée à l’AN pour 2018

La part des recettes adoptée à l'AN pour 2018Réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), suppression progressive de la taxe d’habitation ou encore prélèvement forfaitaire unique pour les revenus du capital… toutes ces mesures sont inscrites dans le premier budget du quinquennat d’Emmanuel Macron, dont le volet recette a été adopté mardi 24 octobre par l’Assemblée nationale.

Pour rappel, il est prévu en 2018 une croissance de 1,7%, soit une hausse de la richesse produite en France de 45 milliards d’euros, ce qui se traduit par 20 milliards de recettes fiscales supplémentaires. Le déficit a été ramené à moins de 3%. Quand la gauche est arrivée aux responsabilités en 2012, le déficit était de plus de 5%, et la croissance était nulle. Le nouveau gouvernement était donc en mesure de proposer au vote de l’Assemblée un budget permettant de concilier soutien à la relance économique et à l’innovation, et justice sociale. Dès lors, il était possible de faire d’autres choix que d’augmenter la CSG ; baisser les APL ; augmenter le forfait hospitalier ; réduire la prestation d’accueil aux jeunes enfants ; réduire les dotations aux collectivités territoriales ; supprimer les contrats aidés. Ces mesures, qui traduisent des choix politiques et idéologiques, permettent d’en financer d’autres, favorables aux Fr ançais les plus aisés : la suppression de l’ISF et la baisse de la fiscalité sur les revenus du capital.

Le débat va désormais avoir lieu au Sénat, où il faudra compter sur les sénateurs socialistes pour défendre d’autres orientations.

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