Drones tactiques Drones armés: un enjeu de souveraineté

Mardi 23 mai 2017, j’ai présenté avec mon collègue Cédric Perrin, devant la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat, un rapport d’information sur les drones dans les forces armées. Notre rapport, qui met en lumière les enjeux opérationnels, éthiques, mais aussi juridiques, économiques et de souveraineté liés à l’utilisation des drones, a été adopté à l’unanimité par les membres de la commission.

Dans le cadre de ce rapport, notre groupe de travail fait plusieurs recommandations relatives à la mise en place d’une stratégie militaire et industrielle des drones à l’échelle française et européenne.

Dans la partie du rapport que j’ai rédigée, relative au développement industriel et à la souveraineté nationale, je préconise notamment :

– de réussir la montée en puissance du drone « Reaper »

• en réaffirmant le concept d’emplois français, fondé sur une co-localisation, sur les théâtres d’opération, du pilotage des drones et du traitement de l’information recueillie ;

• en faisant monter en puissance une filière professionnelle « drones MALE », attractive et valorisée, composée de pilotes militaires formés sur la base aérienne de Cognac ;

• en menant à bien l’acquisition de la charge utile de renseignement d’origine électromagnétique (ROEM), prévue par l’actualisation de la Loi de programmation militaire (LPM) en juillet 2015 ;

• en préparant le passage au standard export « block 5 », et la mise à niveau des drones « block 1 », permettant de s’affranchir d’un certain nombre de contraintes sur la maintenance et l’emploi des drones, incluant notamment une capacité d’imagerie haute définition et une capacité d’emport de charge ROEM ;

• en sécurisant, enfin, la ressource satellitaire indispensable au fonctionnement des drones MALE.

– de gagner le pari des drones européens

• en travaillant à un programme de drones MALE européen réaliste en termes de coût, privilégiant les apports technologiques sur l’ensemble de la chaîne de mission plutôt que sur le seul vecteur ;

• en poursuivant la coopération franco-britannique sur le programme de système de combat aérien futur (FCAS) afin de ne pas prendre de retard sur le drone de combat, filière d’excellence et d’avenir.

– de renforcer toutes les capacités en drones

• en privilégiant l’innovation mais aussi la flexibilité s’agissant des minidrones et nanodrones, en permettant une ouverture vers l’acquisition de drones commerciaux qui peuvent se révéler utiles à faible coût ;

• en lançant la deuxième étape du système de drones tactiques (SDT) en procédant si nécessaire à une réévaluation des besoins sur les théâtres d’opération ainsi que pour l’entraînement et la formation ;

• en relançant, enfin, le programme de drones tactiques de la marine (SDAM) en calant son rythme de réalisation sur celui du programme de frégates de taille intermédiaire (FTI).

la montée en puissance du drone « Reaper »

• en réaffirmant le concept d’emplois français, fondé sur une co-localisation, sur les théâtres d’opération, du pilotage des drones et du traitement de l’information recueillie ;

• en faisant monter en puissance une filière professionnelle « drones MALE », attractive et valorisée, composée de pilotes militaires formés sur la base aérienne de Cognac ;

• en menant à bien l’acquisition de la charge utile de renseignement d’origine électromagnétique (ROEM), prévue par l’actualisation de la Loi de programmation militaire (LPM) en juillet 2015 ;

• en préparant le passage au standard export « block 5 », et la mise à niveau des drones « block 1 », permettant de s’affranchir d’un certain nombre de contraintes sur la maintenance et l’emploi des drones, incluant notamment une capacité d’imagerie haute définition et une capacité d’emport de charge ROEM ;

• en sécurisant, enfin, la ressource satellitaire indispensable au fonctionnement des drones MALE.

– de gagner le pari des drones européens

• en travaillant à un programme de drones MALE européen réaliste en termes de coût, privilégiant les apports technologiques sur l’ensemble de la chaîne de mission plutôt que sur le seul vecteur ;

• en poursuivant la coopération franco-britannique sur le programme de système de combat aérien futur (FCAS) afin de ne pas prendre de retard sur le drone de combat, filière d’excellence et d’avenir.

– de renforcer toutes les capacités en drones

• en privilégiant l’innovation mais aussi la flexibilité s’agissant des minidrones et nanodrones, en permettant une ouverture vers l’acquisition de drones commerciaux qui peuvent se révéler utiles à faible coût ;

• en lançant la deuxième étape du système de drones tactiques (SDT) en procédant si nécessaire à une réévaluation des besoins sur les théâtres d’opération ainsi que pour l’entraînement et la formation ;

• en relançant, enfin, le programme de drones tactiques de la marine (SDAM) en calant son rythme de réalisation sur celui du programme de frégates de taille intermédiaire (FTI).

Rapport drones sénateurs Perrin & ROGER

Rapport_Drones_

Par Gilbert ROGER, Sénateur de Seine St Denis.

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