Tirailleurs sénégalais: reçu à l’élysée par le Président.

C’est samedi matin que nos amis « tirailleurs sénégalais », citoyens de BONDY …et d’ailleurs seront reçus à la présidence de la République par monsieur François HOLLANDE. Ils recevront de ses mains leur certificat de nationalité française.

Une ancienne et longue démarche:

 

Tout a commencé à Bondy, dans les années 2001, quand mes « vieux complices et amis » Géo et Diol m’avaient parlé de ces vieux travailleurs oubliés au foyer de travailleurs migrants rue Vaillant à BONDY.

Si la fonderie Simca et les usines Speichim…avaient quitté la ville, ces travailleurs âgés vivaient dans de piêtre conditions, et à cette époque sans oser retourner au pays de peur de tout perdre.

J’avais été émus car recevant « le Maire » ils avaient tous accroché sur leur veste les médailles militaires gagnées avec bravoure au combat pour l’armée française.

Un combat pour leur dignité:

Plusieurs actions ont été lancées, la reconstruction du foyer par ADOMA avec des studios pour personnes âgées et l’accompagnement social, ce qui est fait désormais.

Pour les manifestations patriotiques à BONDY, j’avais donc décidé de les y inviter, et désormais ils sont présents comme tous les autres anciens combattants devant les monuments aux morts.

Une reconnaissance locale:

avec mes amis Géo et Diol, nous avons créé une association regroupant tous les africains de Bondy, l’A.D.A., et nous avions fait notre première exposition sur le rôle et l’apport des tirailleurs sénégalais dans la lutte armée contre les nazis et pour la libération de notre pays. Pour l’anecdote je leurs avais remis la médaille d’honneur de la ville.

Un engagement citoyen:

C’est avec eux,que nous avons décidé aussi d’engager des actions citoyennes ayant déboucher sur la présence d’une jeune sur ma liste en  2001: AWA, puis en 2008, AÏSSATA.

La nationalité française pourquoi ?

L’histoire, avec un grand H… a enrôlé ces jeunes hommes à l’époque parce que leurs pays étaient de l’empire colonial français.200 000 « sénégalais « ont combattus sous le drapeau français en 14/18. À peu près autant en 39/45. Et la France, fière de leur apport ne voulait pas leur donner la nationalité !

Aïssata SECK, conseillère municipale puis adjointe a décidé avec beaucoup d’obstination d’obtenir réparation. Nous, élus au Sénat ou à lAAssemblée, nous avons écrit aux ministres, au Président…Posés des questions d’actualité ou orales…

Mais AÏssata a été formidable ; elle a su mobiliser, lancé la mobilisation générale avec plus de 60 000 signatures pour la pétition.

Le Président de la République a tenu parole,

28 recevront des mains-mêmes du Président leur décret de naturalisation et l’un d’eux la légion d’honneur. Samedi sera donc un moment intense pour chacun.

Merci à AÏSSATA ! 

 

Par Gilbert ROGER, sénateur 

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