Sénat: débat sur les OPEX

syrie1_07Mercredi 19 octobre 2016, le Sénat a débattu, après une déclaration du Gouvernement, de l’ensemble des opérations extérieures de la France, en application de l’article 50-1 de la Constitution.

À trois reprises, le Parlement a accepté de prolonger les Opex sur le fondement de l’article 35 de la Constitution. En avril 2013, pour la force Serval au Mali, après les attentats de janvier 2015, en Irak, puis en Syrie.

Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères, a rappelé qu’au Mali, l’intervention française a permis d’éviter le basculement dans le chaos et la création d’un bastion djihadiste. Mais tous ces groupes qui se financent par le trafic peuvent encore être dangereux : la France restera donc présente. Avec l’opération Barkhane, ce sont quatre mille soldats français qui patrouillent avec leurs camarades africains. Au Tchad, au Mali, au Cameroun, au Nigéria, les agissements de Boko Haram restent très menaçants. En Centrafrique, une guerre civile aurait pu faire exploser le pays. Si Sangaris a bientôt fini son devoir, la France restera sur place, pour poursuivre la lutte contre la piraterie maritime dans le golfe de Guinée.

En Irak et en Syrie, France est le deuxième partenaire avec neuf cents frappes. Les forces françaises appuient l’armée irakienne avec une batterie d’artillerie de cinquante hommes près de Mossoul, et un groupe aéronaval en Méditerranée orientale. Mossoul n’est qu’une première étape : il faudra ensuite reconquérir Raqqa. En Libye, l’État islamique a été délogé de Syrte, mais la France doit agir en soutien et en observation, où tout reste à reconstruire. 

En 2016, le surcoût des Opex, qui dépassera le milliard d’euros, sera financé par le mécanisme prévu dans la loi de programmation militaire. Le Gouvernement continuera à augmenter le budget de la défense avec un objectif de 2 % du PIB.

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