Calais : de la dignité

Le démantèlement de la Lande de Calais a débuté ce lundi matin. Les réfugiés présents sur place sont répartis dans les 450 Centres d’accueil et d’orientation (CAO) du territoire. Devoir humanitaire pour notre pays, cette opération de mise à l’abri est l’aboutissement d’un engagement constant de l’Etat depuis 2 ans à Calais, aux côtés des élus locaux et des associations. Elle se déroule dans le calme et la maîtrise. Ce démantèlement fait partie d’une stratégie globale : mise à l’abri des réfugiés ; lutte contre les filières d’immigration clandestine ; sécurisation de la frontière ; présence policière après le démantèlement pour éviter qu’un nouveau point de fixation ne se reforme. S’agissant des mineurs isolés, les Britanniques accueilleront tous les mineurs isolés dont les attaches familiales en Grande-Bretagne sont établies et versera une nouvelle aide financière de plus de 40M€. Ils s’engagent également à étudier les dossiers de mineurs non accompagnés qui n’ont pas de lien familiaux mais dont l’intérêt supérieur serait de rejoindre ce pays. Ces résultats sont le fruit des négociations engagées par ce gouvernement. Au-delà, le gouvernement a souhaité la présence d’observateurs sur place pour que cette opération se fasse dans la plus grande transparence. L’Etat fait son travail, avec les associations, en assumant l’accueil des réfugiés sur le territoire et en le finançant entièrement. Le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations-Unies a salué la décision prise par le gouvernement. On ne peut donc pas d’un côté exiger de l’Etat qu’il prenne ses responsabilités, et de l’autre le lui reprocher quand il les prend.

« Le démantèlement » de la Lande de Calais, qui a débuté ce lundi, « est un devoir humanitaire pour notre pays. Il est l’aboutissement d’un engagement constant de l’Etat depuis 2 ans à Calais, aux côtés des élus locaux et des associations » (B. Cazeneuve, 24/10/16). Ainsi depuis ce lundi matin, les migrants sont répartis dans les 450 Centres d’accueil et d’orientation (CAO) sur tout le territoire français.

Ce démantèlement « se fera en une fois. Nous prendrons le nombre de jours nécessaires pour le réussir ». Le gouvernement est convaincu que « la quasi-totalité des migrants accepteront la solution humanitaire de mise à l’abri » proposée, « car c’est pour eux le chemin le plus court vers le statut de réfugié dont ils relèvent et vers une vie normale, à laquelle ils aspirent après avoir fui les guerres et les persécutions ».

« C’est une opération » qui doit se dérouler « dans le calme et dans la maîtrise. C’est pour l’instant le cas » (B. Cazeneuve, 24/10/16). 1 250 policiers et gendarmes, en plus des 2 100 agents déjà présents quotidiennement, sont mobilisés pour que ce démantèlement soit effectué dans les meilleures conditions.

« Chacun doit pouvoir témoigner » de ce que le gouvernement met en place pour ces réfugiés :
– Emmanuelle Cosse et Bernard Cazeneuve ont souhaité « la présence d’observateurs » sur place : « le HCR, le Défenseur des droits, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, la Commission nationale consultative des droits de l’homme délègueront leurs représentants sur place » ;
– « Les associations sont invitées […] à constater la réalité de cette mise à l’abri » ;
– « Le tribunal administratif de Lille a par ailleurs reconnu que l’Etat avait mobilisé sur le territoire national un nombre de places en Centres d’accueil et d’orientation supérieur au nombre de personnes présentes sur le campement. Le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations-Unies a lui aussi salué [la] décision » prise par le gouvernement.

« Calais ne va pas changer de position géographique. Mais nous avons une stratégie globale pour éviter qu’un point de fixation ne se reforme ». « Ce n’était pas le cas en 2003 pour Sangatte qui n’était qu’une opération de dispersion à court terme » :
– « D’abord, pour décourager les passeurs sans scrupules d’orienter les migrants vers Calais, nous avons rendu la frontière étanche en sécurisant le tunnel, le port et aujourd’hui la rocade » ;
– « Ensuite nous menons une politique ferme et efficace de lutte contre les filières d’immigration clandestine vers le Royaume-Uni : 33 ont été démantelées depuis le début » 2016 ;
– « Enfin nous allons maintenir une présence policière conséquente après le démantèlement » ;

« L’accueil des réfugiés est de la responsabilité de l’Etat et le gouvernement fait son travail en assumant cet accueil et en le finançant entièrement. « Les maires sont bien entendu consultés et associés par les Préfets, qui les rencontrent régulièrement et leur rappellent le caractère transitoire des Centres d’accueil et d’orientation (CAO).

« On ne peut pas d’un côté exiger de l’Etat qu’il prenne ses responsabilités, et de l’autre le lui reprocher ». Des élus locaux « tentent d’organiser des référendums locaux illégaux, mais la majorité des maires joue le jeu de la solidarité nationale » (B. Cazeneuve, 24/10/16).

S’agissant des mineurs isolés :
– Le Royaume-Uni s’est engagé à accueillir « tous les mineurs isolés [de] la jungle […] dont les attaches familiales sont établies [et] versera une nouvelle aide financière de plus de 40M€ ».
– « Les autorités britanniques [étudieront] également les dossiers de mineurs non accompagnés qui n’ont pas de liens familiaux mais dont l’intérêt supérieur serait de rejoindre ce pays ».
– Les mineurs qui ne souhaitent pas aller en Angleterre ou qui verront leur dossier refusé par les autorités britanniques, seront « accueillis dans des centres spécifiques ».

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