Manifs: stop à la violence, les syndicats en responsabilité

Lors des manifestations contre la loi travail hier à Paris, la violence a pris un tour tout à fait insupportable. Ces  manifestations  ne  peuvent  plus  durer  ainsi. Le gouvernement a demandé à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestation sur Paris. Au cas par cas, des interdictions pourront être prononcées, si les conditions de la préservation des personnes et des biens publics ne sont pas garantis. Il n’y aura pas de décision générale. Si le gouvernement a toujours veillé à respecter et à faire respecter le droit de grève, nous ne pouvons plus avoir dans les semaines qui viennent de telles manifestations avec de telles violences.

 

Lors des manifestations contre la loi travail hier à Paris, « la violence a pris un tour tout à fait insupportable ». « Ces manifestations ne peuvent plus durer ainsi ». Le service d’ordre de la CGT « hier, à l’évidence, était débordé. Beaucoup plus d’ultra, de casseurs que d’habitude, 700 à 800 […] qui voulaient frapper, voulaient s’en prendre à la police, voulaient sans doute tuer », et ce malgré un important dispositif policier qui a permis « beaucoup d’interpellations en flagrant délit : 73 » (PM, 15/06/16).

 

« Ces  manifestations  ne  peuvent  plus  durer  ainsi » (PM, 15/06/16) :

 

–          Le gouvernement a demandé « à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestation sur Paris » (PM, 15/06/16) ;

 

–          « Au  cas  par  cas  –  car  on  ne  peut  pas  prononcer une  interdiction générale – nous prendrons nous nos responsabilités » (PM, 15/06/16). « Il ne pourra plus y avoir d’autorisation de manifester si les conditions de la préservation des personnes et des biens publics ne sont pas garantis » (S. Le Foll, 15/06/16) ;

 

–          « Ca suffit » :

o    « Nous ne pouvons plus avoir dans les semaines qui viennent de telles manifestations sur Paris et sur la capitale avec son lot de casseurs, avec ces commerces qui ont été cassés, avec l’hôpital Necker pour enfants qui a été [caillassé] » et avec des policiers clairement visés ;

o   « On ne peut plus avoir ce spectacle désolant, cette fuite en avant, cette absence de contrôle du syndicat, des syndicats, des organisateurs de cette manifestation sur leurs propres manifestants » (PM, 15/06/16) ;

o   « Au moment où 2 policiers ont été assassinés, certains continuent à s’en prendre aux forces de l’ordre. On ne peut pas avoir de la compassion et en même temps agir contre les policiers. Ce sont les mêmes personnes, des fonctionnaires qui font leur métier et exercent leur devoir » (S. Le Foll, 15/06/16).

 

Il convient en parallèle de le rappeler : « nous sommes dans un Etat de droit », « nous respectons toutes les libertés : liberté d’expression, de manifestation, droit de grève », et « le président de la République a […] toujours veillé à les respecter » (S. Le Foll, 15/06/16).

 

« Le texte sur la loi Travail n’évoluera pas. Ça n’est pas une posture, c’est parce que nous pensons que c’est un texte qui encore une fois répond à l’intérêt général » (PM, 15/06/16).

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