Elevage: l’impasse ?

Aujourd’hui il y a une situation extrêmement difficile à passer pour les filières de l’élevage et les paysans. Cette crise prend des formes diverses (européenne pour le porc, mondiale pour le lait, sanitaires pour le foie gras et les bovins/ovins-caprins). La situation est aussi difficile chez beaucoup de nos voisins européens. Face à ces problématiques différentes, le gouvernement a toujours été au côté des éleveurs. Le plan de soutien à l’élévage (+ de 700 M€) pourra être réajusté. 60 M€ européens ont été obtenu en septembre en complément des aides nationales. Des mesures de stockage privé pour la viande de porc ont également été obtenues au niveau européen. Cette solution doit être mieux utilisée par les abatteurs français. S’agissant de l’étiquetage de l’origine, il y a une solution concrète et cette solution c’est le logo « Viandes de France » pour le frais comme pour les produits transformés. L’Etat soutiendra les filières dans leurs démarches d’organisation et de contractualisation. Enfin, s’agissant de la filière du foie gras touchée par l’influenza aviaire, Stéphane Le Foll recevra mardi les professionnels pour arrêter avec eux les dispositions qui seront mises en œuvre
 
Aujourd’hui il y a une situation extrêmement difficile à passer pour les filières de l’élevage. Cette crise est avant tout une crise européenne pour le porc, mondiale pour le lait, sans omettre les crises sanitaires qui touchent les palmipèdes (influenza aviaire) et les bovins/ovins-caprins (FCO).
 
« On a connu des crises de marché beaucoup plus courtes. Aujourd’hui la situation au niveau européen est beaucoup plus difficile, car la crise est longue. Elle nécessite des réponses conjoncturelles mais aussi structurelles […] tout le monde perd de l’argent, c’est vrai pour les éleveurs français comme pour leurs voisins allemands et espagnols notamment » (S. Le Foll, 21/01/16).
 
Le gouvernement a toujours été au côté des paysans :
-          C’est pourquoi un plan de soutien à l’élevage de plus 700 M€ a été mis en place cet été. Ce plan de soutien sera « réajusté […] pour apporter des réponses supplémentaires ».
-          « Aucun autre pays européen n'a adopté un plan de soutien équivalent à celui de la France » (S. Le Foll, 21/01/16).
-          Une réunion de travail sur la filière porcine se tiendra la semaine prochaine entre le préfet de région Bretagne, la région et les professionnels bretons.
 
La France a poussé pour que l’Europe se mobilise :
-          En septembre, le gouvernement a ainsi obtenu plus de 60 M€ européens complétant le plan de soutien pour les éleveurs.
-          L'Europe a autorisé des mesures de stockage privé de la viande de porc, adaptées aux demandes françaises, en particulier sur le lard et le gras.
o   Ces mesures de stockage sont en œuvre aujourd'hui en Europe. Les capacités de stockage privé, de 70 000 tonnes, sont utilisées pour moitié par l'Allemagne et l'Espagne à elles seules.
o   En revanche, ces possibilités de stockage privé adaptées au marché français ne sont que très peu utilisées (seulement 2 000 tonnes). « Si on n'utilise pas cette mesure, l'excédent d'offre continue de peser sur les prix. Chacun doit prendre ses responsabilités » et notamment les abatteurs (S. Le Foll, 21/01/16).
 
S’agissant de l’étiquetage de l’origine, il y a une solution concrète et cette solution c’est le logo « Viandes de France » et « lait produit et conditionné en France » pour le frais comme pour les produits transformés. Elle doit encore davantage être mise en avant.
 
S’agissant de l’organisation des filières, l’Etat sera à leurs côtés qu’il s’agisse de réorganisation ou de rapprochement des organisations de producteurs.
-          C’est de cette façon que les éleveurs pourront davantage peser sur les négociations commerciales. A cet égard, Stéphane Le Foll recevra le président de la fédération des producteurs de lait (FNPL) la semaine prochaine pour échanger sur son initiative d’une « charte de filière responsable ».
-          De la même manière, « la contractualisation est une nécessité. Tous les outils sont disponibles. Il faut absolument passer à la vitesse supérieure » (S. Le Foll, 21/01/16).
 
S’agissant de la filière du foie gras touchée par l’influenza aviaire, Stéphane Le Foll recevra mardi les professionnels pour arrêter avec eux les dispositions qui seront mises en œuvre (durée du « vide sanitaire » nécessaire à compter du mois d’avril, mesures de compensation aux professionnels). « Tous les élevages concernés par les mesures sanitaires seront bien sûr aidés » (S. Le Foll, 21/01/16).
 

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