La droite républicaine existe tout de même

Larcher redit qu’il voterait à gauche pour contrer le FN
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Paris, France | AFP | mardi 24/03/2015 – 08:27 UTC
Le président UMP du Sénat Gérard Larcher, sans remettre en cause le « ni-ni » décidé par son parti pour le second tour des départementales, a redit mardi qu’à titre personnel il pourrait voter à gauche pour contrer le FN.

Sur France 2, le sénateur des Yvelines a commenté : « la décision du ni-ni (ndlr : soutien ni à la gauche ni au FN), elle est légitime », « prise à la majorité » du Bureau politique du mouvement.

Mais « moi à titre personnel, dans la situation d’un électeur, si j’avais à arbitrer et s’il y avait une chance – j’allais dire une malchance – de voir élu un membre du Front national, à titre personnel je pourrais soutenir un homme et une femme lui-même soutenu par le Parti socialiste », a poursuivi l’élu des Yvelines. « C’est un choix personnel », a-t-il insisté, se réjouissant que dans son « mouvement politique la priorité du combat » soit « le combat contre le Front national ».

Interrogé sur une relative résistance du PS le 22 mars, il l’a expliquée par « l’enracinement ». « Le PS a un échec, un vote sanction, mais il a des élus pour partie enracinés dans le territoire, c’est plus vrai dans le sud-ouest que dans le nord ».

« Dimanche, c’est une victoire du département, vous savez, cette collectivité qui devait disparaître », a dit M. Larcher. « Les Français ont montré par leur participation qu’ils étaient attachés à cette collectivité ».

Le succès du camp de droite et son unité sont-ils à mettre au crédit de Nicolas Sarkozy, président de l’UMP ? « C’est à mettre au crédit de l’UMP et de l’UDI », de « leurs deux présidents », « des candidats et de nous tous derrière », a-t-il répondu.

Mais « le président de l’UMP a fait le job, il s’est engagé », a ajouté M. Larcher, proche de François Fillon.

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