Emprunts toxiques, les collectivités touchées réagissent

On a découvert ces vocables d'emprunts toxiques au plus fort de la crise économique et bancaire. En clair, il semble que des banques aient prêtées à des collectivités territoriales des prêts structurés si complexes que la face cachée de ces produits ne laissait pas prévoir les dérapages. Des emprunts assis sur des parités complexes entre les monnaies euros, yen, franc suisse et dollar et surtout une progressivité qui lorsqu'elle se met en marche à cause des variations trop grande des monnaies entre elles augmentent comme une boule de neige sur un flanc de montagne. D'ailleurs les financiers les dénomment "snow balls", c'est dire.

Souvent les banques proches des collectivités locales rachetaient la dette à taux fixe pour des taux variables sophistiqués donnant au premier coup d'oeil des marges de manoeuvre en argent "frais " pour investir un peu plus. Des villes comme St Etienne, Rouen et le conseil général de Seine Saint-Denis sont touchées de plein fouet par ces prêts toxiques qui vont dès 2010 impacter fortement les capacités financières. Certaines collectivités ont dû augmenter les impôts de 8% juste pour couvrir ces dettes expansives !

Il y a un an les élus locaux ont tiré la sonnette d'alarme auprès de la ministre de l'économie tout comme au ministère des collectivités locales. Un rappel à l'ordre et un "code de bonne conduite" devant être signés par les banques traitant avec les collectivités territoriales.

mais depuis rien, oubli des ministres qui laissent les banques se faire une santé financière si indécente que même les élus UMP à l'assemblée s'en émoivent, c'est dire.

Ces derniers jours, les élus locaux concernés par ces emprunts toxiques, comme Claude Bartolone – Président du Conseil Général, ont décidé de demandé par écrit à chaque organisme prêteur des réponses acceptables à la renégociation et des démarches auprès des tribunaux sont même engagés pour faire reconnaître la responsabilité des banques.

Un grand bras de fer s'engage avec les banquiers.

Pour mémoire, la ville de Bondy n'a contracté aucun emprunt structuré ou toxique.

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