ROMS: pourquoi l’Etat refuse-t-il une table ronde avec élus locaux, Union Européenne ?

Comme beaucoup de villes à l'Est de Paris (mais pas seulement) nous sommes touchés par la présence trop nombreuses de camps et bidonvilles. A plusieurs reprises, comme d'autres maires, j'ai demandé au préfet de Région d'organiser sur ce difficile sujet une table ronde réunissant l'Etat, les élus régionaux, départementaux, l'Union européenne, des associations (comme médecin du monde).
Rien, lettre morte.
Et pourtant, les bidonvilles grossissent sous les ponts et abords de routes, le moindre terrain vague ou en friche industrielle est convoité. Le travail clandestin se structurant aux abords des plates formes du bâtiments de nos villes avec des regroupements d'hommes attendant d'être recrutés au black pour la journée.
La semaine dernière, l'Etat a fait évacué sur Bondy un terrain lui appartenant, pour laisser ces pauvres bougres sur le trottoir, ils sont venus en mairie pour trouver une solution,et les services normalement compétents n'étaient pas présents pour aider à trouver une solution, mais rien ne peut se concevoir dans une seule commune. C'est ce que nous avons fait savoir aux associations qui accompagnent les Roms.

Depuis un autre terrain sur la commune est occupé sans que cette fois d'intervention , à cette heure, alors le sentiment qu'une fois encore les élus locaux ont tout à gérer seuls, gagne.
Il faut que l'Etat prenne ce sujet à bras le corps pour que des décisions et principes soient définis au plan régional avec l'appui de l'Union Européenne et des pays d'origine (Roumanie, Bulgarie) car ces derniers ne peuvent rester aveugles face à une situation qui se dégrade chaque jour un peu plus, chaque jour avec un peu plus de tensions dans nos villes.

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