Emeutes urbaines, suites

6 mois après ce drame pour la société française, le "deuil" n’est pas fait, et heureusement. Malgré le grand mutisme des pouvoirs publics, nous localement nous continuons inlassablement à raconter la banlieue et les belles réussites comme les échecs que nous connaissons. La presse nous aide en cela; elle-même, n’était pas certaine d’avoir couvert avec impartialité les évènements. Et puis des initiatives comme le "Bondy-blog" lancé par les Suisses et aujourd’hui animé par une équipe de jeunes bondynois a bousculé les consciences.
Les télés, radios et presses écrites ont pris le relais, d’autres blogs associatifs ou individuels (comme moi) poursuivent le débat.
Nous en avons besoin, car franchement pas grand-chose ne bouge en profondeur. Et pourtant, que de talents dans nos écoles, que de volonté chez des chefs d’entreprises de rendre fier et d’afficher leur implantation heureuse en seine saint denis; que de manifestations culturelles ou sportives qui marquent les esprits!
Il faut de l’argent c’est vrai, pas simplement pour dire aux autres de payer, mais pour donner ici des chances équivalentes aux autres espaces territoriaux bien mieux lotis.
Nos villes et leurs citoyens ont besoin de reconnaissance car nos talents sont englués dans les règles non écrites de la stigmatisation.
Rien ne nous décourage, nous avons la volonté farouche d’élever et de gagner cette partie contre l’inégalité sociale dans laquelle ce gouvernement nous a plongés.
Jeudi après-midi, je serai auditionné par une commission de hauts fonctionnaires d’un service de prospectives et d’analyses rattaché au Premier Ministre (imaginez un peu!). Je continuerai à donner des exemples simples mais concrets de situations rencontrées dans nos banlieues, espérant qu’un jour une petite lumière éclaire les têtes bien pensantes de la haute administration d’Etat.
Qui sait?

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