Palestine : le débat se prépare aussi au Sénat

L’initiative des députés portant sur la reconnaissance de l’Etat palestinien n’est pas une injonction : l’éxecutif est le seul juge de l’opportunité politique. La France travaille à l’échelle internationale pour faire adopter une résolution au Conseil de sécurité aux Nations-Unies en vue d’une conclusion des négociations d’ici deux ans. La France est également prête à prendre l’initiative de l’organisation d’une conférence internationale pour faire avancer les négociations. Si elles n’aboutissent pas, le gouvernement prendra ses responsabilités en reconnaissant sans délai l’Etat de Palestine.

La proposition de résolution visant à reconnaître un Etat palestinien, soumise au vote solennel mardi prochain, n’est en rien une injonction. « L’exécutif et lui seul est juge de l’opportunité politique » de reconnaître la Palestine (L. Fabius, 28/11/14) :

– Aujourd’hui la France « refuse ce statu quo intenable » et soutient un calendrier de deux années pour aboutir à un règlement définitif du conflit israélo-palestinien. Elle y travaille à l’échelle internationale. « Aux Nations unies, nous travaillons avec nos partenaires pour essayer de faire adopter une résolution du Conseil de sécurité en vue d’une relance et d’une conclusion des négociations pour laquelle le terme de deux années est le plus souvent évoqué. Et le gouvernement français peut reprendre ce chiffre à son compte ». « Nous voulons éviter l’écueil de négociations sans fin […] nous devrions aussi fixer un calendrier car en l’absence de calendrier comment convaincre qu’il ne s’agira pas d’un énième processus sans perspectives réelles ? ».

– « Parallèlement à ces négociations aux Nations Unies, la France veut créer les conditions d’un effort collectif international en faveur de la paix », en relançant l’idée d’une conférence internationale sur le Proche-Orient. « La France est disposée à en prendre l’initiative ».

– « Et si ces efforts échouent, si cette tentative ultime de solution négociée n’aboutit pas, alors il faudra que la France prenne ses responsabilités en reconnaissant sans délai l’Etat de Palestine, et nous y sommes prêts ».

– « La France est l’ami à la fois du peuple israélien et du peuple palestinien ». Ceci doit « guider le fond et le ton de nos prises de position » (L. Fabius, 28/11/14).

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