Loi DALO et obligation de construire des logements sociaux, deux lois antagonistes.

La lecture de l'édition du Parisien seine saint denis de samedi montre à qui ne l'aurait pas saisi les limites perverses de la Loi DALO.

En effet, les tribunaux peuvent mettre en demeure l'Etat de proposer une solution de logement social (à défaut d'une pénalité financière). Mais où les propositions sont-elles faites par les préfectures? Si ce n'est dans les villes largement dotées de logements sociaux et donc avec le contingent préfectoral.

A n'en pas douter, ce n'est pas au Raincy ou à Gournay que les services du Préfet relogeront des familles ayant obtenues une décision de justice les qualifiant de mal-logés, puisqu'il n'y a pas dans ces villes,de logements sociaux en nombre suffisant, par choix politiques des élus locaux.

Et rien dans la Loi ne fait la connexion avec l'article 55 de la Loi qui impose la construction d'au moins 20% de logements sociaux dans chaque ville.
Alors une fois encore les déséquilibres sociaux vont s'accentuer entre communes sans que le gouvernement s'empresse d'imposer la construction de logements là où il n'y en a pas et paradoxalement, dans nos villes les DALO d'où qu'ils viennent, passeront avant les demandeurs de logements "sagement" dans nos offices publics!

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