Lucette: c’est mon île à moi, qu’on se le dise

La fête, c’est bien sûr dans les quartiers, les tournois de foot, le ball trap…Mais c’est aussi le dimanche matin le moment fort avec s’il vous plaît, la messe puis la présence dans la halle des sports des délégations d’élus des villes avoisinantes devancées par les majorettes.
Jusque là rien de surprenant.
Chacun s’installe dans le gymnase, les dames habillées de robes en madras et avec leurs belles coiffes; les anciens combattants en grande tenue…La Marseillaise est entonnée par les choeurs des enfants puis les choses sérieuses s’avancent. Chaque ville représentée par un élu y va de son discours..Au fur et à mesure que des élus « connus » s’expriment pour dire leur joie d’être invités à la fête patronale, ils y ajoutent la touche de piment en s’attaquant à la politique de la ville voisine, en allant sus contre les représentants du conseil général ou régional, grands fautifs de tout ce qui manque dans le coin. Mais le fun est pratiquement pour la fin quand la dame Lucette Chevraux prend le micro; le grand show, pro de la tribune: tout le monde en prend pour son grade: les élus trop mous avec le pouvoir central; la Région et le Conseil Général qui abandonnent toutes les valeurs de la Guadeloupe – effet garanti sur les personnes âgées présentes.
Concurrence territoriale oblige, les élus régionaux actuels ont abandonné l’île alors que La Réunion, elle, championne!
Puis elle remercie le président de la République, le seul visionnaire qui dit que l’Etat étant ruiné, il appartient aux collectivités territoriales de faire bien pour les citoyens. J’avais presque cru qu’elle n’avait jamais été ministre et qu’elle est sénatrice.
Voilà 3 heures, montre en main de succession de discours (dont le mien) et un lunch pour approfondir le débat local droite / gauche, devant des citoyens attentifs.

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