Les Régions et AIRBUS

Il faut parfois se féliciter de l’action publique. Pour AIRBUS, la droite se moquait de nos propositions portées par Ségolène. Voici deux communiqués AFP sur le sujet.

PARIS, 15 mars 2007 (AFP) – La candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, s’est félicitée jeudi du "résultat positif" de l’action des régions dans le dossier Airbus.
A l’issue d’une réunion au siège de l’Association des régions de France (ARF) à Paris entre les huit présidents des régions concernées, ou leurs représentants, et le président d’Airbus Louis Gallois, Mme Royal a estimé que cette action avait permis de "mettre l’Etat devant ses responsabilités".
"L’actionnaire privé (Lagardère, ndlr) qui devait se retirer a non seulement décidé d’y rester, mais de réinvestir les dividendes dans l’entreprise", a ajouté la présidente de Poitou-Charentes devant la presse.
"Nous avons fait appel à la responsabilité des acteurs économiques et cela a marché,", a-t-elle dit.
"Je crois à l’économie de la responsabilité. Cela a été le cas", a ajouté la candidate.
Mme Royal a indiqué que les régions maintenaient leur projet d’entrer au capital de l’entreprise mais qu’elles le feraient "le moment venu" en faveur de la recherche, notamment dans les entreprises sous-traitantes.
De son côté, M. Gallois a expliqué qu’il était "surtout venu pour présenter le plan (de restructuration) Power 8, dans quelles conditions se fait ce plan industriel et dans quel dialogue".
"La pérennité des sites n’est pas cause", a-t-il affirmé, assurant que "les sites de Saint-Nazaire et Méaulte ne sont menacés en aucune manière".

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Airbus: Gallois "pas opposé" à l’entrée des régions dans le capital

PARIS, 15 mars 2007 (AFP) – Le président d’Airbus, Louis Gallois, ne s’est pas montré "opposé à la mobilisation des régions au capital de l’entreprise le moment venu", ont affirmé jeudi les présidents des huit régions concernées après une rencontre avec le patron de l’avionneur européen.
M. Gallois "a indiqué ne pas être opposé à la mobilisation des régions au capital de l’entreprise le moment venu", ont déclaré les présidents de régions dans un communiqué publié après cette réunion au siège de l’Association des régions de France (ARF) à Paris.
Il s’est dit en outre "prêt à étudier une contractualisation avec l’Etat et les régions pour appuyer la structuration de la sous-traitance, le développement de l’ingénierie industrielle, un effort particulier sur la recherche, un renforcement du management des plus petits sous-traitants, et le développement de la formation professionnelle", ont-ils ajouté.
Les présidents de régions ont demandé au groupe EADS, maison-mère d’Airbus, des "engagements fermes", notamment des "garanties de charge et de pérennité des sites" concernés par le plan de restructuration Power 8, un "engagement sur l’absence de tout licenciement sec" et un "engagement d’assurer la montée en charge de l’A350 et l’A380 avant de diminuer la charge de l’A320".
Enfin, les régions "se félicitent de voir que leur prise de position" dans ce dossier "a permis de faire évoluer positivement la position des actionnaires privés".
La candidate socialiste Ségolène Royal avait fait cette proposition d’entrée des régions dans le capital de l’avionneur en difficulté. Les huit régions concernées sont toutes présidées par des élus PS.

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