Pour sortir rapidement de la crise des banlieues

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On m’interroge souvent sur les 2 ou 3 mesures qu’il faudrait prendre, si nous voulions donner enfin un coup de booster aux banlieues. il faudrait surement éviter dans un premier temps de tout arrêter sur les dispositifs de la ville type ANRU (rénovations urbaines). En effet, ces dispositifs sont lourds et longs à mettre en oeuvre. Au contraire, je crois que nous devrions, si la gauche est en responsabilité, accélérer et alléger les procédures à une seule exception de taille : aucune démolition de logement social ne peut être financée par l’État et les autorités publiques si elle n’est absolument pas compensée par la construction équivalente de logement social (logique du 1 pour 1).

Mais il faudrait aussi que la gauche nouvellement élue donne des signes clairs et concrets à courts termes, à  ces territoires délaissés et malmenés par le gouvernement actuel:

Budget des communes: pour les plus pauvres des collectivités (moins de 1% du territoire) une dotation spécifique permettant de conforter l’action publique en trois exercices budgétaires, en ramenant leurs dotations à la moyenne départementale (investissement et fonctionnement). Ces mesures ne devraient en aucun cas être selon moi déduites des dotations de solidarités versées actuellement.

École : scolarisation obligatoire dès 3 ans. Respect des acquisitions par cycle et non passage d’une classe à l’autre pour éviter les redoublements. Les acquis sont primordiaux, les initiatives des enseignants doivent être favorisées.
Aucune déscolarisation n’est autorisée avant l’âge de 16 ans. Des classes relais, des internats de proximités devraient être créés dans les banlieues.

Formation: tout devrait être entrepris avec les organismes de formation, les écoles de la 2ème chance, chambres consulaires, les missions locales pour que les jeunes de moins de 30 ans aient le droit à une formation qualifiante.

Emploi: dans un bassin d’emploi — exemple mon département, le 9-3 — les offres d‘emplois publiées devraient être regardées par la direction régionale de l’emploi de telle sorte que la moyenne départementale de demandeurs soit la référence, les taux au-dessus n’étant pas admis. Il n’est pas normal que des emplois se créent chaque jour sur la plate forme de ROISSY par exemple avec un très faible taux de recrutement dans notre banlieue, le MEDEF serait invité à donner les moyens de la réussite sociale de ces embauches.

Transports : par exemple dans le symbolique, le désenclavement de Clichy sous bois grâce au T4 devrait être déclaré d’utilité publique absolue (nouvelle règle) impliquant sa réalisation immédiate. On ne peut admettre que des communes prennent en «otage» des milliers de personnes en refusant le passage d’un tramway alors qu’il n’existe aucune voie de transports rapides à Clichy/Montfermeil.

Logement: le logement social est une nécessité! La Loi SRU avec les 20% doit devenir réalité par l’intervention obligatoire des préfets. Les investisseurs privés qui viendraient à construire dans une commune ne comportant pas 20 % de logements sociaux seraient-eux même lourdement pénalisées si ils ne proposaient pas de contribuer à la réalisation de logements sociaux.

Voilà quelques mesures immédiates, elles seraient visibles en quelques mois… Alors si les candidats (es) à la candidature à gauche veulent en parler pour approfondir ces sujets… Un élu local de banlieue est disponible.

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