Quand la banlieue veut être respectée

Combien de temps encore faudra-t-il accepter d’une façon "freudienne" que la ville capitale organise aussi la structure administrative des banlieues.
Aujourd’hui Dimanche dans le journal Le parisien, on apprend que le maire veut faire attribuer une prime aux sapeurs pompiers qui ont été sur le pont pendant les émeutes. Entre parenthèses sur la banlieue plus que sur la capitale.
Mais là encore, et je ne veux pas minimiser le travail formidable des pompiers (j’étais avec eux chaque nuit des 10 jours d’émeutes ).
Qui est responsable? Pour moi c’est le gouvernement et les propos inacceptables de son ministre.
Alors j’aurais préféré lire dans le journal que les élus parisiens s’associent aux élus de la banlieue pour exiger que l’Etat, comme il a décidé de le faire pour la police le fasse aussi pour les pompiers (donc sur le budget de la Nation…et de nos impôts ! ).
Une fois encore, on peut l’avoir mauvaise: les assureurs ne remboursent pas correctement et refusent de poursuivre dans des conditions acceptables notre couverture risques; l’Etat ne nous alloue pas de subventions exceptionnelles, et aujourd’hui les élus de Paris veulent en plus que l’on paie un plus pour le service incendie.
Au fait, Christophe Caresche (adjoint de Paris) savais-tu que des pompiers volontaires de Villefranche sur Saône sont "montés" à Bondy pour  épauler leurs collègues pompiers. Que vont proposer les parisiens?
Au moment du drame d’ AZF à Toulouse, la ville de Bondy parce qu’elle est généreuse et solidaire avec celles et ceux qui souffrent aux quatre coins du monde ont versé 50 000 francs de l’époque. Et pourtant, Toulouse est la seule ville de France sans un centime d’endettement ce qui n’est hélas pas le cas de ma commune ou de celle de Clichy sous bois.
Deux poids et deux mesures dans l’attitude des villes.

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