Tulkarem, une autre dimension

P1020400Autant hier à Qalquilya, j ‘étais déçu du peu d’enthousiasme de la nouvelle équipe; autant aujourd’hui à Tulkarem la joie est dans les coeurs.

Et pourtant cela commence par un périple très dur, empreint de mépris par les soldats en charge des check points (une tache qui les depasse?). La ville est bouclée. Il semble même qu’en à peine un an le mur et la zone de sécurité aient poussé comme des champignons. Desormais il faut emprunter une nouvelle route et faire 45 minutes de taxi en plus pour entrer dans la ville. On parlemente et pouvons aller à pied sur la vieille route: nouveaux contrôles et tentatives de nous dissuader d’entrer à Tulkarem… On y est.

L’équipe municipale est heureuse de nous voir chez eux. Tout y passe : l’aide aux associations pour les enfants, la crèche halte-jeux, l’eau et les contrôles d’analyses, la bibliothèque. On travaillera aussi sur la formation des collaborateurs de la commune.

La délégation est, elle aussi, heureuse de voir des projets concrets (même le stade) et des élus mobilisés pour rendre leur ville agréable et humaine. La Paix n’est jamais loin dans nos échanges; le respect pour la France et l’Union Européenne aussi.

Tiens une question sur les émeutes en banlieues : incompréhension, demande d’explication du phénomène. Un élu avait entendu un commentaire de journaliste comparer cela à l’intifada… Franchement me dit-il il ne faut pas comparer ce qui ne l’est pas.

15.30 heures : il est temps de se présenter devant la porte pour les contrôles.

Nous sommes quant à nous contents et satisfaits d’avoir vu l’action concrète du Conseil General.

Demain Mercredi visite à Jenin, puis réunion de travail avec Madame la Consule de France.

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